| Olivier 的个人资料Notre expérience guinéen...照片日志列表 | 帮助 |
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1月29日 Réponses du jeu concours1 COCOTIER : Les noix sont principalement mangées crues.
2 BAMBOUS : Utilisés pour faire des barrières, fils à linge, cages de foot, bancs…
3 BANANIER : Les variétés rencontrées produisent un seul régime par arbre. Une fois constitué, le régime met entre 2 et 3 mois pour mûrir sur l’arbre. Nous avons « affiné » nos 2 régimes en les laissant dans du foin pendant plus d’une semaine.
4 PAPAYER : Pousse souvent dans des endroits très étriqués (au coin d’un mur, d’une maison, entre 2 cailloux) et très rapidement (3m en 4 mois) lors de la saison des pluies. Son goût est assez fade, nous recommandons de le consommer avec du citron ou de le préparer en compote. On peut également le manger râpé en salade lorsque le fruit est encore vert.
5 COTON : Variété améliorée récupérée à Bamako (Mali). Plant de 50 à 70 cm de haut donnant des fleurs jaunes ou roses avant de se transformer en coton.
6 RIZ : Pousse en haut d’une tige comme le blé. Dans notre région, il est cultivé annuellement à la saison des pluies (riz pluvial) sur les coteaux (pas d’irrigation) ou dans les bas-fonds avec un cours d’eau.
7 MANGUE : La récolte s’effectue de mars à août selon les variétés. Les manguiers peuvent donner des arbres très hauts. Les guinéens font tomber le fruit à terre avec de longues perches munies d’un crochet, le fruit est alors talé et ne se conserve pas très longtemps.
8 ARACHIDE : Pousse sous terre, comme les pommes de terre. Grillée puis broyée, elle s’intègre dans la préparation d’une des 4 principales sauces d’accompagnement du riz.
9 ANANAS : Donne un fruit au bout de 2 ans et demi au cœur de feuilles épineuses. Pour faire venir le fruit plus rapidement, nous avons découvert que certains cultivateurs utilisent du sulfure de …….. (que les mineurs utilisaient pour s’éclairer dans nos mines). La duplication s’opère par rejets poussant à la base de la plante.
10 MANIOC : Les feuilles poussent en haut de longues tiges ressemblant au cannabis. Tout est bon dans le manioc. Les feuilles s’utilisent pillées en sauce (une des 4 sauces d’accompagnement du riz). Le tubercule séché et réduit en poudre devient du tapioca, qui après cuisson à l’eau donnera du tô (pâte visqueuse). Le tubercule se croque frais ou se prépare en ragoût. Râpé puis étuvé selon une recette ivoirienne, il est préparé en salade avec des crudités en Guinée. C’est une plante qui se bouture très facilement en coupant des morceaux de 15-20 cm d’une tige.
11 PALMIER A HUILE : Donne une huile rouge au goût très fleuri.
12 PATATES DOUCES : Les cultivateurs font de grandes butes (jusqu’à 60cm de haut) pour que les tubercules se développent facilement. Ces derniers sont principalement mangés frits à l’huile. Personnellement nous les préparons en purée ou en ragoût. Quant aux feuilles qui tapissent le sol, elles sont finement ciselées puis préparées en sauce (une des 4 accompagnant le riz). On bouture les tiges rampantes pour obtenir de nouveaux plants.
13 FLEUR DE BANANIER : La fleur « s’effeuille » au fur et à mesure que le régime apparaît. A notre connaissance, elle n’est pas cuisinée ici.
14 TARO : Cette plante donne de très belles et grandes feuilles (jusqu’à 1m de longueur) que les animaux dans l’ensemble ne mangent pas (ce qui est assez rare). Le tubercule est longuement cuit et se déguste froid avec un peu de piment en poudre. Son goût est un intermédiaire entre l’avocat et l’artichaut.
15 CALEBASSE : Une fois coupée en 2 et vidée de son contenu, on se retrouve avec 2 beaux saladiers. Des commerçantes transportent sur leur tête ce grand récipient de lait caillé, c’est assez impressionnant. Il sert bien sûr en cuisine, notamment pour séparer les cailloux du riz.
16 GOMBO : Plant saisonnier pouvant atteindre 3 à 4 mètres de haut. Les fruits râpés donnent une texture verte gluante. Cette dernière s’intègre dans de nombreuses sauces. Visiteurs : Oncle de Séverine et sa femmeQuelles sont les impressions de ce voyage en Guinée ?
Il est des endroits où l’on va, l’on voit et l’on en vient avec seulement quelques impressions sur une pellicule photographique ou plus récemment sur une carte mémoire. Cette Guinée n’est pas de ces endroits. On en revient avec des mélanges de surprises, de plaisirs et de dégoûts, d’enthousiasme et de désespoirs, de parfums enivrants et d’odeurs de poubelles, de cris plutôt joyeux qu’un mot du Président transformera en cris revendicatifs plus inquiétants. La tête est remplie des images de bas-fonds gorgés de nourriture et de ces coteaux boisés qu’un usage immodéré du brûlis stérilisera à coup sûr. Comment ne pas se réjouir de cette spontanéité de l’instant qui porte au sourire, à la discussion, à l’offrande et, en même temps, comment ne pas se désoler de ces actions d’un jour (grèves de février 2007) qui détruisent les maigres structures d’un pays qui en a tant besoin pour avancer ? Que dire ? Il y a tellement de choses, de belles, à commencer par les guinéennes, mais aussi par les rencontres, celle du cueilleur de miel, tout droit descendu de l’arbre, celle de ce vieux, magnifique. N’est-il pas amusant d’imaginer que dans une autre époque, cet homme avait bataillé pour la France jusqu’en Indochine, pour la gloire, pour des cacahuètes et qu’aujourd’hui c’est lui qui nous offrait les cajous ? Comment ne pas s’émerveiller devant cette aptitude à réutiliser, à récupérer, à exploiter jusqu’à la corde le moindre tissu et en même temps, tout génial que soit ce bricolage, il semble parfaitement inadapté à faire fonctionner durablement les outils du progrès ?
Merci de nous avoir permis de replonger dans cette Afrique, d’y goûter ses nourritures et d’y boire son eau tout en nous rappelant discrètement que le filtre est un luxe nécessaire si l’on veut durer.
On ne peut par ailleurs qu’être respectueux de cette démarche que conduisent les membres de Guinée Solidarité à rendre la dignité et les moyens d’autonomie à des personnes handicapées dans une société où la nécessité ne leur laisse que peu de place.
Jean-Michel et Florence, oncle de Séverine et sa femme 1月25日 Correspondance d'un élèveVoici une lettre touchante d’un élève, atteint de drépanocytose, s’excusant pour son absence due à une crise. De niveau CM2, sa lettre est mignonne sur plusieurs points : - par le sens donné par certaines fautes d’orthographe - par les touches guinéennes qu’elle contient : les expression en français de Guinée, les tournures protocolaires et ses références successives à Dieu
« Très saire Monsier Olivier Je profite de sest instant de grace que m’accord le bon Dieux, dans cette doulleur penible que je traverse en se moment pour vous esprime mes sentiment. Mais avant tout d’abord recevez mes salutation et transmeter les a tout un chaqu’un du centre. J’ai pas pu aller a l’école les jours passer ni Aujourd’hui, mais se ne pas par exprêt ni par negligence. Se parceque je souffre énormément. Mon pied me fait male je suis dans le lit au moment même que je vous écrit cette note. Donc mon pied est gonfler au niveau de la colone vertebrale je ne peux même pas m’assoire ni m’arrêter pandant (cinq) minutes. Je suis vraiment desoler. Je prie de m’accorder quellquejours de repos dici là peut être Dieu va me remêtre en forme. Et je pourai reprendre la route de lécole que jaime tant.Après jaurai petit service a vous demander au sujêt de mon instalation dans la sale de classe dans les table banc qui son tres étroite et qui me fatigue beaucoup, sans vous offoncé bien sur à la procène. » Visiteurs: 2ème séjour en Guinée des parents d'OlivierNous avions un regard différent sur la vie guinéenne : on ne s'étonnait plus de l'état des véhicules, leur chargement (12 personnes dans une voiture) et des klaxons incessants. La circulation intense à Conakry : les gens traversent la voie express (2x2 voies) de jour comme de nuit. Aux croisements, toujours pas de feux, la traversée des carrefours est sportive. Quelques améliorations dans la capitale: un éclairage avec des panneaux solaires sur la route qui mène à l'aéroport, certains ronds-points ont été aménagés avec des palmiers, des fleurs. On se souvenait de la gentillesse de la population, toujours une intention, on nous a très souvent offert des fruits, des légumes. Le jour de notre départ, la cuisinière de l'école a apporté une marmite avec un plat local…… Dès qu'on arrivait quelque part, on nous présentait de quoi nous asseoir, même à Conakry devant un salon de coiffure, alors qu'on attendait Olivier. Par contre, nous avons découvert la Guinée plus en détail : - L'école forestière de Mamou (ENATEF), Mr Benjamin nous a expliqué la formation des élèves en 3 ans, nous a fait visiter la pépinière et le domaine forestier avec la plantation de 12 espèces d'arbres : tecks, eucalyptus, acacias, terminalias. - Les ateliers des tailleurs : patron et apprentis travaillent dans un petit local sur des machines à coudre à pédale. Ils confectionnent des tenues agrémentées de guipure ou broderie à la demande des clientes qui viennent avec leurs tissus, il n'y a pas de boutiques de prêt-à-porter. - Les charretiers, 2 personnes transportant toutes sortes de marchandise grâce à une charrette (2 pneus de voiture et un grand plateau). On les rencontre plutôt à Mamou. - Les métalliers découpent tonneaux et carrosseries de voitures pour en faire toutes sortes d'ustensiles dont des fourneaux améliorés (sorte de barbecue), bien plus efficaces pour la cuisson que du feu entre 3 pierres. Jean-Marie et Suzanne, parents d’Olivier 1月12日 Travailler aux abords des jours fériésEn Guinée, on célèbre les fêtes chrétiennes et musulmanes. Les jours correspondants sont déclarés chômés et payés dans le Code du Travail. Les soucis surviennent avec les fêtes qui ne se célèbrent pas à date fixe (fin du Ramadan, Tabaski,…). Il semblerait que tout le monde ne voit pas la lune le même jour, d’autres ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le jour de la prière…... A défaut, les employés (surtout à la fonction publique) ont tendance à ne pas travailler les jours qui font débat. Exemple : nous avons appris sur RFI que Medine fêtait la Tabaski le jeudi 20/12. Certains ont alors annoncé qu’elle aurait lieu le vendredi 21/12. Pour mettre tout le monde d’accord, un ministre déclare que ces 2 jours seront chômés et payés pour les employés des secteurs public, privé et mixte (nous n’avons pas encore compris quelles sont les personnes désignées dans cette dernière catégorie). De leur côté, nos élèves (comme les autres) n'ont pas manqué le message du ministre et se sont préparés pour la fête dès le mercredi 19/12 (seuls 7 sont venus en cours). Noël s’étant présenté le mardi 25/12, un grand nombre d’employés (pas les nôtres heureusement) a évité le zèle en faisant le pont le 24/12. Bien entendu, il fallait ensuite se reposer des festivités jusqu’au 26/12. Bilan : pour 2 jours fériés, on observe au minimum une semaine d’inactivité (du 19 au 26/12) mais que les employeurs doivent rémunérer, « car c’est l’habitude ». Quid des objectifs de service public ou de productivité dans le privé ? A ce rythme, le développement économique devrait encore prendre un certain temps…. 1月8日 L'importance des salutations aux contrôles de police« Bonjour ! Comment allez-vous ? Et le service ? Et la famille ? »Accompagnés d’un large sourire, ce sont les mots-clés qui permettent de briser la glace à un contrôle routier. Il nous arrive d’ajouter : « Vous ne nous reconnaissez pas ? Vous nous avez déjà contrôlés la semaine dernière ! ». L’effet de ces échanges est stupéfiant. En ce moment, nous constatons que les hommes habillés sont plus chauds : les contrôles sont plus fréquents (jusqu’à 3 en une journée) et l’ambiance moins détendue. A la vue de notre couleur de peau, qui se repère de loin, certains se postent devant le véhicule en nous pointant du doigt, le visage fermé. Grâce aux mots magiques, le visage se décrispe et nos papiers conformes finissent de régler la situation. |
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