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1月25日 Correspondance d'un élèveVoici une lettre touchante d’un élève, atteint de drépanocytose, s’excusant pour son absence due à une crise. De niveau CM2, sa lettre est mignonne sur plusieurs points : - par le sens donné par certaines fautes d’orthographe - par les touches guinéennes qu’elle contient : les expression en français de Guinée, les tournures protocolaires et ses références successives à Dieu
« Très saire Monsier Olivier Je profite de sest instant de grace que m’accord le bon Dieux, dans cette doulleur penible que je traverse en se moment pour vous esprime mes sentiment. Mais avant tout d’abord recevez mes salutation et transmeter les a tout un chaqu’un du centre. J’ai pas pu aller a l’école les jours passer ni Aujourd’hui, mais se ne pas par exprêt ni par negligence. Se parceque je souffre énormément. Mon pied me fait male je suis dans le lit au moment même que je vous écrit cette note. Donc mon pied est gonfler au niveau de la colone vertebrale je ne peux même pas m’assoire ni m’arrêter pandant (cinq) minutes. Je suis vraiment desoler. Je prie de m’accorder quellquejours de repos dici là peut être Dieu va me remêtre en forme. Et je pourai reprendre la route de lécole que jaime tant.Après jaurai petit service a vous demander au sujêt de mon instalation dans la sale de classe dans les table banc qui son tres étroite et qui me fatigue beaucoup, sans vous offoncé bien sur à la procène. » 9月27日 Etre volontaire de solidarité internationaleEn France, il existe 3 organismes majeurs d’envoi de volontaires de solidarité internationale (VSI) :
- Délégation catholique pour la coopération (DCC) : 300 affectations par an. Travaillant surtout avec des partenaires d’Eglise, les couples non mariés ont peu de chance de trouver des missions. - Association française des volontaires du progrès (AFVP) :100 à 150 affectations par an. Les candidatures en couple sont plutôt rédhibitoires. - Service de coopération au développement (SCD) : environ 60 affectations par an. C’est à travers cette association que nous avons trouvé une mission.
Ces associations travaillent rigoureusement à la sélection et la préparation des futurs VSI à travers des week-ends de discernement sur la motivation personnelle, réflexion sur les problématiques de développement, préparation au départ, échanges avec des anciens VSI, ….
Le statut de VSI est reconnu par la loi du 23 février 2005. Il offre les garanties suivantes : - Indemnité mensuelle minimum de 150 €, - Couverture maladie, maternité, invalidité, décès, accident du travail, maladie professionnelle et vieillesse, - Assurance chômage : le volontariat de solidarité internationale est considéré comme une cause légitime de démission. Ainsi, au retour de mission, celui qui a rompu son contrat de travail peut prétendre à l’assurance chômage. Si on est chômeur indemnisé au moment du départ en coopération, on retrouve ses droits au retour de mission. Rentrée scolaire 2007-2008Réunion des parents d’élèves :
Le 27 août 2007, nous avons organisé une réunion de rentrée avec l’ensemble des élèves (1ère et 2ème années) et leur parent (ou tuteur). Comme en 2006, nous avons informé les nouveaux élèves par voie d’affichage, en communiquant à la radio rurale et en appelant tous ceux ayant un contact téléphonique. Le jour J, seuls 4 élèves sur les 25 se sont présentés. Et uniquement 2 sont venus avec leur tuteur. Il n’y a rien de plus démotivant pour l’équipe pédagogique (surtout pour l’animateur en alphabétisation que nous souhaitions présenter à cette occasion).
Suite à ce défaut de mobilisation, dès le lendemain, nous avons fait appel nominativement à toutes les familles par le biais de la radio rurale. Séverine et un conseiller du projet se sont déplacés chez chaque famille et leur ont bien signifié que leur désinvolture était inacceptable. Les arguments avancés étaient « j’avais voyagé », « j’ai oublié », « je ne savais pas ». Bref, des excuses bidon.
Semaine de formation des professeurs :
Nous avons profité de la semaine du 03 septembre pour échanger avec les professeurs. Nous avons défini comment nous travaillerions ensemble : réunions, rencontres avec les parents… Nous avons également établi l’emploi du temps des élèves, le programme de chaque matière, et la préparation des premiers cours. Nous avons aussi fait connaissance tous ensemble. L’entente est bonne pour le moment : l’universitaire ne snobe pas ses collègues manuels (mécanique et couture), le quinquagénaire ne toise pas les jeunes (alphabétisation, mécanique). L’équipe semble unie, réfléchie et s’implique dans le travail. Dans l’ensemble, les professeurs apprécient d’être coachés, qu’on soit proche d’eux pour faire face à ce travail ambitieux. Espérons que ça dure ! Cette semaine était essentielle et même un peu courte.
Le jour de la rentrée : Le 10 septembre 2007, nous avons réussi à avoir 12 élèves pour les 2 promotions réunies, c’est à dire la moitié de l’effectif prévu. Après une nouvelle tournée dans les quartiers, nous en avons récupéré 4 de plus. Nous devrions arriver à 18 prochainement. 6月21日 Oscillation du cours de la monnaieLe franc guinéen (FG) est une devise très instable. Le taux de change avec l’euro est donc fluctuant. A notre arrivée en mars 2006, nous obtenions 5500 FG pour 1€. Nous avons observé une inflation galopante et régulière pour frôler 9 000 FG pour 1€ en décembre 2006. Début mai 2007, le taux de change a subitement chuté autour de 3800 FG par euro. Actuellement, il augmenterait à nouveau progressivement.
Personne ne connaît l’origine de cette situation. Les banques sont dépourvues de liquidités et change en billets de 500 FG…., donc quand on va chercher 1000 €, ça fait 10000 billets de 500 FG. Le contrôle des liasses est un exercice fastidieux. On a parfois l’impression de jouer au Monopoly.
Cette instabilité difficile à gérer à plusieurs égards : - Nous évitons de changer beaucoup d’argent en attendant un taux plus favorable (il se peut qu’il continue aussi à diminuer). Cependant, comme toutes les transactions se font en liquide, il faut toujours garder du stock, les imprévus sont nombreux (nous nous étions faits surprendre par les grèves de début d’année). - Travaux d’aménagement du centre de formation: bien que le cours du franc guinéen augmente (a priori ça semble être une bonne chose), le prix des marchandises reste inchangé ! Donc le prix du panier de la ménagère n’a pas diminué. Pour notre part, nous avions prévu de lancer 2 chantiers de maçonnerie mais le ciment nous coûte aujourd’hui 400€ au lieu de 170€ il y a quelques mois. Le premier ministre a mis fin au monopole de Ciment de Guinée en ouvrant les frontières. A ce stade, nous suspendons les projets de travaux. Est-ce qu’un ciment importé à meilleur marché entrera en Guinée ? Est-ce que le prix du Ciment de Guinée diminuera ? Quel sera le taux de change dans quelques semaines ? - Rémunération des employés : le coût de la vie ayant tellement crû fin 2006, nous avions procédé à une hausse des salaires. Par contre, tous les contrats de travail expirant fin juin 2007, il est peu probable que les employés acceptent d’en signer de nouveaux à salaires réduits. 5月4日 CR Réunion conseillers 07I. Présentation des élèves au travailLes conseillers présents ont pu rencontrer les élèves à l’œuvre dans l’atelier de réparation des machines à coudre. II. Faits marquants depuis la rentrée scolaireLes activités pratiques (couture et réparation des machines à coudre) ont commencé début novembre (après le mois de carême musulman). Les apprentis quittaient le centre à la fin des cours d’alphabétisation (à 12h). Cette idée est à retenir pour les prochaines années. Un élève ne peut pas rester concentré toute une journée sans boire ni manger. Le fait de travailler uniquement le matin a permis une adaptation en douceur de ces jeunes qui n’avaient pas l’habitude d’étudier. 2 nouveaux élèves se sont inscrits au centre en octobre 2006 : Gnalen KEITA et Mohamed TOUNKARA. Kadiatou DIALLO a abandonné (malgré toutes les sensibilisations des conseillers) par manque de soutien et de motivation. Mohamed HELLAL a participé à des actions de banditisme dans la ville de Mamou durant les grèves du mois de février. D’après les conseillers, il est parti en direction de Conakry et n’ose plus revenir par peur de se faire lyncher par les habitants de Mamou. La direction du centre va essayer d’avoir une version officielle en rencontrant la famille qui le nourrissait. Deux réunions parents-élèves-professeurs se sont déroulées (en octobre et décembre 2006). Elles ont eu pour objectif de sensibiliser les parents et élèves et de discuter sur des thèmes précis : formation accélérée, retards/absences, tenue/blouse… Les enfants ont exprimé les changements de leur état physique et de leur comportement vis-à-vis de leur handicap depuis qu’ils étudient au centre. C’est pour eux une réelle révolution. Les idées à retenir sont :
Mme CAMARA, souligne que les handicapés peuvent vivrent dans la société comme les autres. Les élèves ont (malgré les grèves) progressé dans l’ensemble des matières. Certains n’avaient jamais utilisé de stylo avant d’intégrer le centre, et leur cahier est maintenant bien écrit. III. Manque de motivation des professeursDans l’ensemble, les professeurs ne témoignent pas de la motivation et implication que nous souhaiterions. Nous nous demandons quelles sont les causes de ces comportements, et surtout comment améliorer la situation. Les conseillers ont préconisé de faire des réunions mensuelles avec les professeurs afin de les sensibiliser sur ces domaines. Les professeurs de l’après-midi, ont accusé 4 absences en 2 semaines. La direction fait des efforts pour comprendre le motif des absences. Par contre, la direction attend une implication des professeurs pour se remplacer mutuellement et proposer des cours de rattrapages. Nous avons évoqué le changement de comportement de Mr BARRY, professeur en réparation des machines à coudre. Depuis 2 semaines, il se présente au travail à 13h alors que sa présence est contractuellement exigée dès 12h. Nous souhaitons que les professeurs soient présents de 12h à 13h pour 3 raisons :
Mr Olivier a essayé se souligner ce point à Mr BARRY mais à chaque conseil, l’enseignant s’emporte et dit qu’il faut le licencier. Depuis 2 semaines, il n’y a plus de dialogue entre Mr BARRY et la direction. Les conseillers ont prévu de rencontrer Mr BARRY afin qu’il leur exprime à bâton rompu ce qu’il pense. IV. Aménagement du centre en prévision de la seconde promotionLe second bâtiment a été rénové pour permettre une extension du centre Konkouré. Des pans inclinés sont en cours de réalisation pour l’accessibilité des personnes handicapées. Ce bâtiment sera équipé en fonction des besoins. V. Recensement des jeunes handicapés physiques à MamouEn vue du recrutement de la seconde promotion d’élèves, Mr Samba Sow réalise actuellement un recensement des jeunes handicapés physiques (mais d’esprit sain) dans 23 quartiers de la commune urbaine de Mamou. Les quartiers de Madina 15, Séré, Koumi, Télico et Hoore Mamou sont exclus du périmètre d’étude car le minibus ne pourra pas y effectuer de ramassage scolaire (distance du Centre Konkouré ou absence de route goudronnée). Le numéro de téléphone de Mr SOW (60 27 62 84) a été communiqué aux conseillers présents pour qu’ils l’informent du cas de candidats potentiels. Ceux-ci seront ainsi interviewés en entretien plus approfondi. VI. Thèmes possibles pour la seconde promotionD’après l’étude réalisée en mai 2006 sur le marché de la réparation des machines à coudre, il a été mis en évidence que le centre Konkouré ne pourrait pas former plusieurs promotions à cette activité. La direction étudie les thèmes possibles pour la seconde promotion. L’activité proposée doit répondre à 3 critères : · Etre adapté aux handicapés des jambes ou des bras, · Pouvoir s’apprendre en 2-3 années, · Offrir un débouché économiquement viable.
Les idées suivantes ont été émises :
Comment connaître les besoins d’artisans à Mamou ? Une seconde idée est de proposer une activité à la carte en fonction de la sensibilité des élèves. Ils viendraient au centre Kounkouré pour l’alphabétisation et apprendraient le métier de leur choix chez un maître (formation en apprentissage). Il faudra alors gérer autant de professeurs que d’élèves. Mr Nasser DIALLO a précisé que le CFP de Mamou avait tenté l’expérience mais que les apprentis étaient mal suivis par leur maître. Un tel programme serait très compliqué à mettre en oeuvre. VII. Informations diversesMme Hadja CAMARA a proposé d’inciter les élèves de la première promotion à se former en groupement. Pour qu’ils restent en activité après la formation. Une formation sur le montage d’un groupement sera à prévoir. Mr Nasser DIALLO a communiqué les coordonnées d’un confrère de Conakry pour consulter le programme de couture du CFP post-primaire de Kipé. 1月26日 Notre équipe, portraitsGardien de jour /chauffeur, 34 ans, célibataire, 1 enfant : Il a fréquenté l’école jusqu’en CM1 (dont seulement 2 années enseignées en français). Malgré son modeste niveau d’instruction, il se débrouille pour écrire en français (il se fait comprendre). Il est notre bras droit sur le projet. Il assure la tournée du minibus matin et soir et la maintenance des 2 véhicules du projet. En dehors ce ces créneaux, en fonction des occasions qui se présentent, Olivier lui enseigne les petits travaux de menuiserie, plomberie, électricité, maçonnerie, soudure. Ce qui nous plaît beaucoup chez lui, c’est son courage (même malade, il force la situation pour venir au travail), sa motivation envers le projet et surtout son avide volonté d’apprendre. Nous lui enseignons donc le vocabulaire et les maths trouvant une application immédiate à ses activités. Il est intelligent, c’est encourageant de le voir progresser. Il a bien conscience que la polyvalence qu’il acquiert auprès de nous lui permettra de ne jamais se retrouver sans travail. Depuis que nous travaillions ensemble, il s’est équipé d’un lit (il dormait avant à même le sol) et de rideaux.
Cuisinier, 51 ans, 5 enfants : En début de mission, nous nous sommes rendus compte que l’un de nous occupait la plus grande partie de sa journée entre les achats au marché (les produits frais ne se conservent pas bien en raison des pénuries d’électricité) et la préparation des repas. Il est donc vite devenu nécessaire de recruter un cuisinier (à notre charge) pour pouvoir nous consacrer à nos activités au sein du projet. Il a fréquenté l’école jusqu’en CE1, ne sait pas écrire le français mais connaît l’arabe. Il nous régale de ses bons petits plats qui sont un réconfort dans les journées difficiles. Il travaille avec des expatriés (des experts comme il dirait) depuis 15 ans et, fort de cette expérience, il est aussi le médiateur de notre équipe. Il nous appuie régulièrement pour raisonner les autres employés lors les remises au point. Il a récemment repris la construction de sa petite maison.
Gardien de nuit, 61 ans, 5 enfants : Il a un côté filou qui nous empêche de lui accorder notre totale confiance (tendance au mensonge et à esquiver le travail quand on ne contrôle pas). Néanmoins, il ne manque jamais un jour de travail. D’un tempérament euphorique, la signature de son contrat de travail était un moment de fête ! Il a récemment entrepris la construction d’une petite maison.
Gardien remplaçant, 50 ans : Ancien pêcheur en mer, il assure les remplacements des autres gardiens lors de leurs repos hebdomadaires et vacances. Il est très fiable et discret. C’est un employé modèle qui arrive au centre à 16h (après 01h30 de marche) pour prendre son service à 19h00. Nous sommes ravis qu’il arrose le jardin par plaisir ! (c’est bienvenu en saison sèche).
Professeur d’alphabétisation en prestation, 50 ans, 3° épouse, 8 enfants : Elle a été mariée contre son gré à 18 ans à un inconnu. Elle est femme guinéenne, c’est-à-dire introvertie et prend rarement des initiatives. Son métier est un moyen lui permettant de s’émanciper financièrement. Il lui est difficile de gérer sa classe multigrade. Nous ambitionnons de lui confier un rôle majeur dans le projet. Malheureusement, elle ne témoigne pas d’une réelle motivation pour son poste. Son implication n’atteint pas nos attentes.
Professeur de réparation des machines à coudre en prestation, 58 ans, 4 enfants : De formation universitaire, il est professeur de mécanique dans l’enseignement technique. Nous apprécions son côté entrepreneur : il a créé sa menuiserie (pour compléter ses revenus de professeur) et cultive son propre riz (pour ne pas être tributaire de l’inflation). Nous misons sur son intelligence et ses capacités d’adaptation pour assumer l’enseignement de la réparation des machines à coudre. A son âge et au regard de son expérience, il accepte difficilement les conseils sur ses méthodes d’enseignement (utilisation de supports, ponctualité, préparation des cours). Il collabore au sein de notre structure plutôt pour faire plaisir à un très bon ami (qui est un aussi des conseillers rapprochés du projet) que par attrait personnel vis-à-vis des personnes handicapées.
Professeur de couture, 49 ans, marié, sans d’enfants : Personne très posée dont le style passe bien auprès des élèves. Tailleur de profession. Il n’a jamais été scolarisé. Il lui est donc difficile d’élaborer le programme de formation à la couture.
Cuisinière en prestation, 30 ans, 4 enfants : elle prépare les déjeuners des élèves et professeurs.
Afin de minimiser les incompréhensions, nous recrutons des employés dont le niveau en français nous permet de communiquer.
Dans cette équipe, on trouve donc 3 Mr/Mme Bah, 3 Moussa, 2 Mr Barry (cf billet « Quelques noms de famille »). 11月3日 Nos élèves
La première promotion de notre centre de formation accueille 11 élèves (7 filles et 4 garçons). Ils sont âgés de 10 à 32 ans (d’après ce qu’ils nous disent). Les analphabètes ne connaissent souvent pas leur date de naissance car les enfants ne sont pas systématiquement déclarés à la naissance. Leur degré d’invalidité est très variable (usage d’une jambe, des 2 ou aucune). Il est le plus souvent le résultat de la polio. Leur niveau scolaire est aussi très hétérogène (certains ne parlent pas un mot de français alors que d’autres ont été scolarisés, d’autres encore ont étudié à l’école arabe). Notre grande satisfaction est de constater l’assiduité des élèves, et plus particulièrement le courage de ceux qui sont issus d’un contexte difficile. Est-ce que ceci est le résultat de nos sensibilisations ?
Chaque élève est un cas particulier qui demande beaucoup d’attention. De nouvelles problématiques se posent chaque jour. L’effectif réduit de la classe permet à l’alphabétiseuse de suivre ses élèves au plus près. Elle assure l’interface entre nous et les familles
9月16日 CR Réunion conseillers 06I. Ordre du jour de la réunion de rentrée du vendredi 08 septembre 2006 à 15h00Visite du centre Présentation des proches conseillers du projet Présentation du personnel : Mr Moussa CAMARA : animateur en alphabétisation Mr Mamadou Moussa BAH : chauffeur de minibus Les recrutements des formateurs à la couture et la réparation des machines à coudre n’étant pas finalisés, il n’y aura pas de présentation.
Dossier d’inscription : Les apprentis et leur parent / tuteur seront photographiés lors de cette journée. Il sera demandé à chaque apprenti de se procurer un extrait d’acte de naissance et de le présenter le jour de la rentrée scolaire, date à laquelle les dossiers scolaires seront complétés. Pour chaque apprenti, les dossiers indiqueront le nom, le prénom, la filiation, date de naissance, adresse, précision sur le handicap, numéro de téléphone et nom du contact permettant de les joindre.
Programme de la formation et calendrier scolaire : Date de rentrée scolaire : 18 septembre 2006 Durée prévisionnelle de l’ensemble du programme : 2 ans L’année scolaire se déroulera du 15 septembre au 15 juillet. Les congés de Noël et Pâques seront calqués sur le calendrier scolaire. Quelques semaines de congés supplémentaires seront insérées toutes les 6 semaines environ. La formation aura lieu du lundi au vendredi, de 08h00 à 12h00 (alphabétisation en français) et de 13h00 à 17h00 (activités pratiques : réparation de machines à coudre et couture). Pendant le premier mois les journées de formation prendront fin à 12h00.
Mr Moussa CAMARA précisera les objectifs de son programme d’alphabétisation en français.
Matériel pédagogique : Les apprentis devront s’équiper : - 2 cahiers de 200 pages - 1 stylo (bic) rouge - 1 stylo (bic) bleu - 1 crayon de papier - 1 taille-crayon - 1 gomme - 1 boite de crayons de couleur - 1 petite règle - craies ? Guinée Solidarité mettra à disposition des apprentis des ardoises. Celles-ci seront utilisées d’une promotion à l’autre. Les apprentis et leur parents seront avertis qu’en cas de détérioration / perte du matériel prêté, ils seront tenus de le rembourser.
Uniforme : Au début de la formation, le port de l’uniforme ne constituera pas un prérequis. A l’usage, il est vraisemblable que les apprentis émettront le souhait de porter un uniforme qui leur permettra de se distinguer (ou du moins une blouse pour les activités manuelles). C’est à ce moment que l’on évaluera si les apprentis seront capables d’assumer financièrement cette charge, s’ils pourront confectionner leur uniforme pendant les cours de couture, ou si Guinée Solidarité devra prendre en charge l’achat du tissu.
Organisation de la tournée du minibus : La réunion de rentrée permettra de déterminer les horaires et points de rendez-vous pour le ramassage scolaire en minibus. A cette occasion, il sera rappelé aux parents / tuteurs qu’il leur incombera de présenter précisément leur enfant aux heure et lieu indiqués. Le minibus ne pourra pas attendre les retardataires.
Visite des familles : Le planning de visite des familles des apprentis sera arrêté lors de la réunion. Mme Hadja Noumou CAMARA et Mr Moussa CAMARA participeront à ces visites. II. Informations diversesLes manuels scolaires seront dupliqués par Guinée Solidarité. En raison de leur coût (50 000 FG / exemplaire), ceux-ci ne pourront quitter le centre de formation. Mr Moussa CAMARA a proposé d’aider les autres formateurs à définir leur programme. CR Réunion conseillers 05I. Le communiqué retenu pour la communication aux chefs de quartiers et à la radio rurale
Il est porté à la connaissance de la population de la commune urbaine de Mamou de la présence, dans notre ville, depuis mars 2006, d’une association dénommée Guinée Solidarité.
Cette association est supportée par les autorités locales dans ses objectifs. Son projet est de former des jeunes personnes handicapées à un métier, la réparation des machines à coudre, qui leur permettra de se prendre en charge dignement au bout de 2 ans.
Au cours de cette formation, les apprentis bénéficieront également de cours d’alphabétisation en français et d’une initiation à la couture.
Bien qu’handicapés des jambes, les jeunes de la commune urbaine de Mamou devront être sains d’esprit et des mains. En outre, ils devront s’engager à faire preuve d’assiduité et de sérieux durant la formation. Enfin, lors de la journée de sélection qui se tiendra le mercredi 9 août 06 à 09H00 à la commune, ils devront être accompagnés de leur parent ou tuteur, qui devient leur garant auprès de Guinée Solidarité.
Les personnes préalablement recensées par Guinée Solidarité sont également invitées à se présenter à cette journée de sélection du mercredi 9 août 06 à 09H00 à la commune.
La formation débutera dans la 2° quinzaine de septembre.
II. Le programme de diffusion des communiqués à la radio rurale
Bien que presque tous les habitants de la commune urbaine de Mamou comprennent le français et/ou pular, Mme Hadja Illiassou DIALLO a souligné que les malinkés et soussous seraient plus attentifs aux communiqués diffusés dans leur langue. Par conséquent, la programmation suivante a été décidée :
Heure de diffusion : 20h45 Programme : Jeudi 3 août 06 : Français, Poular, Malinké, Soussou Vendredi 4 août 06 : Français, Poular Samedi 5 août 06 : Français, Poular, Malinké, Soussou Dimanche 6 août 06 : Français, Poular Lundi 7 août 2006 : Français, Poular, Malinké, Soussou Mardi 8 août 06 : Français, Poular III. Comment mesurer les motivations des candidats ?
La motivation des parents garantira celle de leur enfant. Les chefs de quartier apporteront un éclairage sur l’engagement des familles, leur moralité et la personnalité de l’enfant. IV. Questions à poser aux candidats lors de la journée de sélection
Aux enfants : Se présenter brièvement (identité, âge, adresse, situation familiale, contact téléphonique) Que font tes parents ? Quelle est l’origine de ton handicap ? Que fais-tu pendant tes journées ? As-tu déjà été à l’école ? Si oui, jusqu’à quelle année ? Qu’est-ce que tu aimes dans la vie ? Qu’ambitionnes-tu de faire dans la vie ?
Aux parents : Allez-vous motiver votre enfant pour la formation ? Comment ? Faire prendre l’engagement aux parents qu’ils devront s’organiser pour que quelqu’un soit présent lors du ramassage et dépôt de l’enfant aux heures de passage du minibus. V. Critères de sélection des candidats
Habiter la commune urbaine de Mamou Etre handicapé des jambes, mais sains d’esprit et de mains Etre jeune Engagement des parents (ou tuteurs) à ils devront être présents à la journée de sélection Engagement et personnalité des candidats VI. Inauguration du centre de formation
Les conseillers ont préconisé d’inviter les autorités (gouverneur, préfet, maire, chef de quartier), les sages et la communauté. Il sera attendu un discours de la part de Guinée Solidarité (pour expliquer la raison de sa présence) comme du Maire. Pour souhaiter longue vie au projet, il est de coutume de sacrifier un bœuf, un mouton ou un gros poulet. Des boissons (jus) seront à prévoir pour les invités. VII. Divers
La visite des familles des candidats sélectionnés constituera un facteur de motivation pour les apprentis et les parents. Elle permettra de gagner en expérience. CR Réunion conseillers 04I. Visite des derniers aménagements du centreLes conseillers présents ont pu découvrir : · la dalle côté route et les rampes d’accès au centre de formation pour les handicapés · l’espace aménagé pour les temps de repos et déjeuner · la terrasse couverte pour accueillir les visiteurs
Malgré les imperfections constatées (fissures, dalles pas assez lisses…), les conseillers se sont réjouis des aménagements réalisés. II. Résultat de l’étude de marché
Mme Séverine a présenté les résultats de l’étude terrain du marché de la réparation des machines à coudre (se reporter au rapport d’étude).
Pour rebondir sur les perspectives de débouchés professionnels des apprentis, Mr Nasser Diallo, fort de son expérience de Directeur du Centre de Formation Professionnelle de Mamou, a confirmé que les travailleurs doivent chercher le travail là ou il se trouve. III. Résultat de la journée de sélection des alphabétiseurs.
Conformément aux recommandations des conseillers M. Syvalo KEITA, chef de la section éducation non formelle à la DPE de Mamou à été contacté. Celui-ci a préconisé de lancer un appel d’offre et d’organiser une journée de sélection des alphabétiseurs (animateurs en alphabétisation). Cette journée de sélection a pris place le samedi 8 juillet 2006. Six (6) candidats se sont présentés. Ils ont été invités à passer des épreuves écrites de dictée et rédaction. Puis, ils ont été auditionnés individuellement au cours d’un entretien qui devait permettre d’évaluer les critères suivants :
Expression orale en français Expression orale en poular Expérience / compétences en alphabétisation et pédagogie Esprit d’analyse Personnalité, motivation par rapport à notre projet, professionnalisme
Le jury était composé de 7 personnes :
Mr Syvalo Keita, chef de section éducation non formelle, DPE Mamou Mr Barry, adjoint chef de section éducation non formelle, DPE Mamou Mme Konaté, collègue de M. Keita et Barry à la DPE Mr Sow, formateur d’alphabétiseurs au PACEEQ / World Education Mr Barry, formateur d’alphabétiseurs au PACEEQ / World Education Mr Olivier Mme Séverine
Nous étions très satisfaits de cette journée au cours de laquelle les candidatures ont été étudiées de façon très professionnelle, sur des critères objectifs, sans favoritisme. Les membres du jury posaient des questions pertinentes, les délibérations ont eu lieu de façon collégiale. A l’issue de cette journée, nous avons établi un classement des candidats. Nous étudions actuellement avec les 2 premiers et une ONG les possibilités de collaboration.
IV. Répartition entre la formation à la couture et à la réparation des machines à coudre.
Il est désormais acquis que les cours d’alphabétisation auront lieu tous les matins et les enseignements pratiques se dérouleront l’après-midi. L’assemblée a réfléchi sur la place qu’occuperaient les cours de réparation de machines à coudre par rapport à ceux de couture. Mme Hadja Camara a indiqué que les journées de repos des élèves des écoles primaires se situent les jeudis et dimanches. Par conséquent, elle a suggéré de planifier le cours de couture les jeudis après-midi ; les lundis, mardis, mercredis et vendredis seraient ainsi consacrés à la réparation des machines à coudre. En fonction des programmes (à définir) des 2 cours pratiques, nous pourrons établir l’emploi du temps et la répartition de l’un par rapport à l’autre.
V. Comment mesurer la compétence pédagogique du réparateur de machines à coudre ?
Un technicien reconnu en réparation de machines à coudre a été repéré à Mamou. Lors de l’étude de marché, son expérience a été signalée par les tailleurs de la commune. Ce technicien est intéressé pour collaborer au projet Guinée Solidarité. Mr Olivier et Mme Séverine souhaiteraient s’assurer des compétences pédagogiques de ce candidat. Pour cela, les conseillers ont préconisé de consulter le CV du candidat, ses attestations de formation et les cahiers de préparation des cours qu’il a eu à dispenser. En outre, il devra proposer un programme détaillé par semaine pour les 6 premiers mois de la formation envisagée. VI. Devons-nous rencontrer les familles des apprentis ?
Pour des raisons pratiques, il ne sera pas possible de rencontrer les familles des candidats avant la journée de sélection. A cette occasion, les candidats devront se présenter accompagnés du parent (ou tuteur) qui assurera leur suivi pendant toute la durée de la formation, l’opportunité pourra ainsi être saisie de se donner une idée du contexte famillial de chaque enfant. Les conseillers ont précisé que les chefs de quartier (présents lors de la journée de sélection) constitueront une source d’information très intéressante sur ce sujet. VII. DiversPour une meilleure formation pratique, les apprentis seront répartis par petits groupes. Au cours de la formation de réparation des machines à coudre, chaque apprentis sera amené à réparer une machine et à expliquer à ses camarades ce qu’il a fait. Le suivi du Ramadan par certains élèves ne devrait pas nuire à l’activité du centre. Habituellement, les élèves ne se présentent pas à l’école les lendemains de fête. Mr Nasser Diallo a expliqué qu’il peut arriver que les recettes procurées par la mendicité des jeunes handicapés contribuent aux revenus familiaux. Cependant, en aucun cas, elles n’en constituent l’unique ressource. Lors du communiqué à la radio rurale, les personnes présélectionnées par Annie et Jean Loua, seront invitées à se présenter la journée de sélection. 9月11日 Ouverture du centre : J-7A une semaine de l’ouverture (18 septembre 2006) voici le bilan : 11 handicapés ont été sélectionnés, 9 sont venus à la réunion parents d’élèves. Nous allons essayer de contacter les 2 derniers, ils n’ont vraisemblablement pas été informés de cette réunion malgré tous nos canaux de communication (convocation par le Maire, affichage en même temps que les résultats et appel téléphonique). Nous nous attendons à des candidatures spontanées dans les prochains jours.
Au niveau de l’équipe pédagogique, nous travaillons avec un ONG locale qui nous fournit une prestation d’alphabétisation. Nous avons trouvé par nous-mêmes le professeur et les manuels, mais nous sous-traitons à une association afin de pouvoir prétendre à des subventions. Nous étudions actuellement la candidature d’un tailleur local (qui est d’ailleurs handicapé) pour assurer la formation à la couture. Le professeur identifié pour la réparation des machines à coudre est introuvable depuis 2 mois, nous venons d’apprendre qu’il est parti en Gambie avec sa femme ! Nous ne pourrons pas commencer l’année scolaire avec tous les enseignants mais ce n’est pas important car le premier mois c’est le Ramadan. Nous allégeons alors le programme prévisionnel : durant cette période il y aura uniquement cours le matin (l’alphabétisation). Nous disposons donc d’un mois pour finaliser l’équipe pédagogique et le programme.
Au niveau matériel : le tableau noir est installé, les tables-bancs sont commandées, les machines à coudre attendent les réparations des apprentis.
Nous avons également aménagé le centre pour l’accessibilité des personnes handicapées et créé un espace ils pourront se détendre et déjeuner.
Reste à préparer l’inauguration officielle et rencontrer tous les apprentis dans leur contexte familial. Compte-rendu réunion conseillers 03I. Durée et rythme de la formation
Les informations suivantes ont été présentées :
Ø Au Centre de Formation Professionnelle de Mamou, les enseignements sont dispensés du lundi au samedi de 08h00 à 14H15, les 3 premiers jours étant dédiés aux cours théoriques et les 3 suivants à la formation pratique.
Ø En 2005/2006, le calendrier scolaire des établissements fonctionnant en trimestres a été le suivant :
· Premier trimestre : Du 03 octobre au 23 décembre · Vacances de Noël : Du 24 décembre au 1er janvier · Second trimestre : Du 02 janvier au 03 avril · Vacances de Pâques : Du 04 avril au 11 avril · Troisième trimestre : Du 12 avril au 03 juillet
En ce qui concerne les établissements fonctionnant en semestres, le calendrier scolaire a été le suivant :
· Premier semestre : Du 03 octobre au 15 janvier · Vacances de Noël : Du 24 décembre au 1er janvier · Deuxième semestre : De fin janvier / début février au 03 juillet · Vacances de Pâques : Du 04 avril au 11 avril
Ø En général, les élèves mettent à profit leurs congés d’été pour aider leur famille aux travaux champêtres
Ø Le centre de formation et réinsertion Guinée Solidarité évoluant dans le secteur non formel, celui-ci n’est pas tenu de suivre le calendrier scolaire. Mme DIALLO a cependant expliqué que les stagiaires du centre seraient motivés de bénéficier des mêmes périodes de vacances que leurs amis scolarisés dans les autres établissements.
En tenant compte des informations énumérées ci-dessus, il est envisagé de:
Ø Programmer l’année de formation pour la période du 15 septembre au 15 juillet. N’étant pas employés aux travaux champêtres du fait de leur handicap, il n’est pas nécessaire de rendre disponible les élèves handicapés pendant 3 mois de juillet à octobre. Ils ont cependant besoin d’une période de repos annuel de 2 mois.
Ø Planifier une semaine de vacances toutes les 6 semaines environ et de calquer les congés de Noël et Pâques sur le calendrier scolaire.
Ø Dispenser la formation du lundi au vendredi sur toute la journée. Le volume horaire journalier sera déterminé en fonction du programme d’enseignement. Néanmoins, pour profiter de l’attention optimale des stagiaires, les cours d’alphabétisation auront vraisemblablement lieu le matin. L’après-midi sera plutôt dédiée aux activités manuelles (couture et réparation des machines à coudre).
Ø Préciser la durée globale de la formation en concertation avec le corps enseignant (alphabétiseurs, professeurs de couture et de réparation de machines).
II. AlphabétisationA. Quel est l’objectif d’alphabétisation du centre de formation ?
Les stagiaires du centre de formation seront alphabétisés en français pour leur permettre d’exercer leur métier dans la région de leur choix.
Mme CAMARA a souligné que l’alphabétisation se décomposait en 2 phases :
Il a été rappelé que le niveau atteint par les apprentis du Centre Nimba de Conakry est équivalent à celui de la 6ème année. Au terme de leur formation, certains élèves ont réussi l’examen du certificat d’études, ce qui leur a permis de réintégrer le secteur d’éducation formelle.
Dans le cas de notre projet, l’ensemble de l’assemblée a considéré que les objectifs suivants devaient être atteints à l’issue de la formation :
B. Sous-traitance de l’alphabétisation
Il est fortement envisagé de sous-traiter le volet alphabétisation à une ONG locale spécialisée et reconnue dans cette activité. Cette organisation présente l’avantage de pouvoir prétendre à des subventions et obtenir ainsi le financement de cette composante du projet.
A ce jour, les ONG suivantes ont été rencontrées :
PAPEBMGUI à antenne éducation de GTZ : L’une des activités de cette structure consiste à former des professeurs non contractuels du primaire au français et aux mathématiques. A cet égard, elle propose de nous faire bénéficier de son expertise en ingénierie de formation. Elle ne réalise pas de prestation d’alphabétisation.
PACEEQ à PArticipation Communautaire à l’Education de base pour l’Equité et la Qualité : L’une de ses activités consiste à former des alphabétiseurs en langues nationales. Elle ne peut donc répondre au besoin du projet Guinée Solidarité qui vise une alphabétisation en français.
AEAFV à Association d’Entraide et d’Appui aux Femmes Villageoises : A ce jour, cette ONG a dispensé des formations en alphabétisation fonctionnelle (techniques de transformation des produits agricoles) en pular. Elle ne justifie d’aucune expérience en alphabétisation initiale et fonctionnelle en langue française. En outre, elle ne compte pas parmi ses effectifs d’alphabétiseurs, mais propose de les démarcher auprès de la DPE. Elle témoigne d’une réelle volonté d’élaborer une solution personnalisée pour le projet Guinée Solidarité.
Les ONG Le Club des Amis du Monde et AFODEL seront contactés sous quelques jours.
Pour s’assurer de la compétence des alphabétiseurs mis à disposition, il a été conseillé de solliciter Mr Sylvano KEITA, Chef de Section Secteur non formel à la DPE de Mamou.
III. Recrutement des formateurs
Ø Réparation de machines à coudre et broder: Un réparateur itinérant de machines a été auditionné à 2 reprises. Il semble expert dans son métier et fait preuve d’une réelle motivation à l’égard de la dimension sociale du projet Guinée Solidarité.
Ø Couture: Aucun candidat n’a actuellement été repéré. Les critères de recrutement suivants ont été exposés: · Maîtrise de la langue française: critère qui semble être le plus difficile à satisfaire · Professionnel reconnu dans son métier · Pédagogue · Connaître des notions de l’activité de réparation de machines à coudre et broder
Ø Alphabétisation: cf section II IV. Assurances
Mr Nasser DIALLO a indiqué que qu’il fallait assurer les apprentis.
Le coût de l’assurance pour un élève dans un établissement classique est de 3000 FG par an. Pour un élève de Centre de Formation Professionnelle, il s’élève à 25 000 FG. Nous allons nous renseigner auprès des sociétés UGAR et SONAG pour plus de précisons. Il est probable que le centre Guinée Solidarité soit assimilé à un établissement de formation professionnelle.
V. Remarques
C’est au cours de la première année de travail que nous étudierons les perspectives d’évolution du projet (recrutement d’un 2° promotion de stagiaires, durée de la formation, orientation vers de nouveaux métiers,…)
Un élève qui passe le certificat d’études en candidat libre sera obligé de passer les examens suivants (brevet, baccalauréat) en candidat libre. En référence au concept de vieillissement scolaire, le service Examens de la DPE devrait être en mesure d’indiquer si il existe un âge limite pour rentrer en 7ème année Compte-rendu réunion conseillers 02I. Point omis dans le compte rendu de la précédente réunionLa formation comprendra 3 volets :
II. Définition des critères de recrutementCritères fondamentaux
Après un débat animé, nous avons défini les 4 critères suivants par ordre d’importance : 1) Résider à Mamou ville : Disposant d’un seul minibus, le centre de formation ne pourra effectuer un ramassage que dans la ville de Mamou. Les jeunes domiciliés dans les CRD ne pourront être sélectionnés pour la première promotion.
2) L’engagement / la motivation des apprentis : Les candidats seront informés de l’objectif de la formation proposée et des opportunités qu’elle ouvrira. Ils seront formés à un métier : la réparation des machines à coudre. Cette activité sera supposée leur permettre de vivre dignement, subvenir à leurs besoins et se dispenser de la charité publique. Suite à cette présentation, il sera demandé aux candidats de prendre sérieusement en main leur projet et de faire preuve d’une implication sans faille (assiduité, travail en classe, respect du règlement) pendant la formation.
3) Engagement des parents ou tuteurs : Seuls les candidats justifiant d’un encadrement par des parents ou tuteurs intéressés par leur avenir pourront être retenus. En effet, le centre de formation n’aura pas vocation à se substituer à leurs devoirs. Ils seront tenus de s’assurer de l’assiduité des apprentis aux cours et conserveront leurs responsabilités de prise en charge alimentaire et médicale.
4) Handicapés Le public ciblé par le projet Guinée Solidarité est celui des personnes handicapées des membres inférieurs. En effet, la formation à la réparation de machines à coudre suppose que les apprentis disposent de mains valides et de leurs pleines facultés mentales. Il n’y aura pas de restriction sur l’origine (accident, maladie) et type de handicap. L’essentiel sera de respecter les critères de handicap précités. Dans l’hypothèse où le nombre de candidats répondant à ces conditions s’averrait trop restreint, nous pourrions élargir le recrutement aux personnes valides non scolarisées.
Critères secondaires
D’autre part, après concertation, le critère d’âge est apparu secondaire. Il ne pourra donc pas être éliminatoire. D’après les conseillers, les différences d’âge au sein d’une même promotion de stagiaires ne poseront pas de problème majeur. A cet égard, il a été souligné que des amplitudes de 10 années sont communément observées dans les écoles.
Enfin, de fait, le niveau de pauvreté des familles ne constituera pas un critère de sélection. En effet, il a été analysé que les familles aisées ne porteraient pas d’intérêt au projet Guinée Solidarité car elles aspirent à des métiers plus « nobles » pour leurs enfants.
III. Qui seront les traducteurs lors de la journée de recrutement.Les conseillers du projet ont unanimement proposé d’assurer le traduction pendant la journée d’audition des candidats. IV. Journée de recrutement.La journée de recrutement se tiendra dans le courant du mois d’août, de façon à ce qu’elle aurait lieu environ un mois avant l’ouverture du centre de formation. La date retenue pour cette convocation sera déterminée en concertation avec les chefs de quartiers. Celle-ci sera relayée dans les communiqués diffusés par la radio rurale. Il est vraisemblable que les candidats handicapés afflueront de tous les quartiers de la ville. Pour leur éviter de multiplier les déplacements, il a été décidé que la délibération aurait lieu à l’issue de cette même journée et que les résultats et la date de rentrée seraient immédiatement proclamés oralement. En ce qui concerne les candidats pré-sélectionnés lors de la mission d’Annie et Jean Loua (Guinée Solidarité), ils seront reconvoqués pour cette journée par Mmes Camara et Diallo. Si leur candidature est maintenu et qu’elle répond toujours aux critères de recrutement, ceux-ci seront prioritairement sélectionnés. Les candidats non retenus pour composer la 1ère promotion de stagiaires deviendront prioritaires pour le recrutement de la 2è promotion. V. Ordre du jour de la prochaine réunionCalendrier de formation / organisation du centre
Alphabétisation
Recrutement des formateurs
Compte-rendu réunion conseillers 01I. Point sur l'avancement des travaux d'aménagement du centre
1) A l’issue de la réunion du 02 Mai 2006, il a été décidé de tenir les prochaines réunions dans le centre de formation de Guinée Solidarité. Il sera ainsi plus aisé de se rendre compte des travaux à réaliser et de leur avancement.
Lors de la réunion du 09 Mai, nous avons présenté aux conseillers les emplacements prévus pour: ● l’atelier ● la salle de classe ● l'espace de repos, récréation et repas ● les rampes d’accès au centre de formation
En considérant les aménagements préalablement réalisés (toilettes handicapés), les conseillers ont approuvé l'organisation de l'espace du centre malgré les bruits générés par la route.
2) Suite à la proposition de transfert des atelier et salle de classe dans la seconde maison (visant à diminuer les nuisances sonores), les conseillers ont souligné l’importance des travaux qui seraient à réaliser. Ils ont donc précisé que cette solution serait satisfaisante pour le démarrage du centre et qu'il était préférable d’avancer petit à petit.
3) Le chef de quartier de Petel (Mr Mamadou BARRY) a accepté que nous évacuions l'eau de pluie de la propriété dans la rue. II. Etude de marché : l'activité de réparation des machines à coudre à Mamou
Lors de la réunion du 02 Mai 2006, Mme Séverine a présenté un questionnaire qui permettra d'étudier les potentialités de l’activité de réparation des machines à coudre à Mamou. Suite à l'approbation du questionnaire par les conseillers présents, il a été établi une liste des personnes / coopératives / ateliers à interviewer. Mr Kandia CAMARA et Mme Séverine ont procédé à 3 entretiens de groupe.
III. Recrutement / sélection des élèves
1) Information
Suite aux suggestions des conseillers, nous communiquerons via 2 canaux : ● Les chefs de quartier de Mamou seront convoqués par le Maire afin de préciser le rôle du centre et les critères de sélection des personnes handicapées. Il leur sera demandé de relayer le message dans leur quartier respectif (mosquées, chefs de secteurs, habitants...). Ils seront amenés à sélectionner les personnes handicapées correspondant aux critères donnés et à les présenter lors de la journée de sélection. ● La radio rurale de Mamou diffusera le message en 4 langues (poular, soussou, malinké et français).
Mr Kandia CAMARA, nous préparera les discours et messages dès que nous aurons défini précisément les critères et la date de la journée de sélection. En outre, il ne faudra faire le point sur les candidats présélectionnés par Annie et Jean LOUA lors de leur dernière mission en Guinée.
2) Date et lieu de la journée de sélection
La salle de conférence de la mairie semble un lieu de rendez-vous approprié (connu, spacieux...). Il faut cependant vérifier l'accessibilité aux personnes handicapées. La date est à définir.
3) Critères de recrutement
Ils sont à définir précisément. Nous pensons ouvrir le centre avec une première promotion de 10-15 apprentis. Le Dr Telli DIALLO pense que les apprentis ne doivent pas dépasser l'age de 15 ans. Passé cet âge, il considère que les jeunes sont déjà impliqués dans des problèmes desquels il sera difficile de les défaire (délinquance, drogue).
Après discussion, les conseillers présents ont proposé d’élargir le recrutement jusqu’à 20 ans. Nous chercherons un consensus lors de la prochaine réunion.
4) Collaboration de l’ONG guinéenne Fraternité Médicale Guinée (FMG)
FMG nous fera bénéficier de son expertise psycho-sociale lors du recrutement des apprentis.
IV. Mode de fonctionnement du centre de formation
1) Parents d’élèves
Des réunions de parents (ou tuteurs) d’élèves seront régulièrement organisées. Il sera demandé aux familles une réelle implication dans le soutien qu’ils devront apporter à leurs enfants. Le centre de formation n’aura pas vocation à remplacer le rôle éducatif des parents.
2) Participation financière à la formation
Pour s’assurer de la motivation des élèves et de leur parents, l’expérience du Centre Nimba de Conakry nous conduit à exiger une cotisation modique mais significative de 10000 à 12000FG par an. Des facilités de paiement pourront être accordées aux familles.
3) Repas
Il est envisagé que la formation professionnelle soit dispensée sur des journées entières. A cette fin, le repas du midi sera pris en charge pour maintenir l’attention des élèves pendant l’après-midi.
Pour éviter que le repas ne constitue l’unique motivation des élèves envers le projet de Guinée Solidarité, il ne sera pas fait mention de cette facilité pendant le recrutement. Les conseillers nous ont assuré de leur entière discrétion sur ce point. Nous réserverons cette agréable surprise aux heureux apprentis sélectionnés.
4) Prise en charge médicale
Le centre de formation insistera auprès des familles pour que les vaccinations essentielles (gratuites) soient effectuées.
Le centre de formation souscrira à une mutuelle de santé pour chaque apprenti. Il reviendra aux parents de présenter leur enfant au centre de santé en cas de besoin. Nous allons nous renseigner auprès de DYNAM
5) Assurance des apprentis
Mr Nasser DIALLO nous a informés qu’il fallait assurer les apprentis. Nous allons nous renseigner auprès des sociétés UGAR et SONAG.
V. Remarques :
Mr Nasser DIALLO nous a proposé de rencontrer un des professeurs de mécanique générale du CFP. Mme Hadja CAMARA a souligné que la formation devrait inclure un module « couture ». Cette activité motiverait plus les apprentis que la réparation de machines à coudre. Choix du volontariatSuite à nos expatriations respectives d’une année à Singapour et aux USA, nous souhaitions à nouveau vivre une expérience longue à l’étranger. En effet, c’est grâce à la durée que l’on s’intègre dans une nouvelle la société, et qu’on la comprend. Les voyages touristiques, de courte durée par définition, ne permettent pas cela. En ce qui nous concerne, nous souhaitions prendre le temps de découvrir notre pays d’accueil : ses sites, ses habitants, ses habitudes. Sensibilisés depuis plusieurs années par les problématiques de sous-développement et désirant faire une pause avec les impératifs productivistes occidentaux, qui ont tendance à de se désintéresser de l’homme, le choix du statut de VSI (Volontaire de Solidarité Internationale, loi de février 2005) est apparu comme une évidence.
4月11日 Les premiers pasLe projet démarre petit à petit. Pour le moment, nous nous concentrons sur l'aménagement du centre et de la maison. Nous réglons les soucis d'intendance. Les autorités sont coopérantes avec nous car elles savent que nous sommes là pour les aider. Nous association, Guinée Solidarité a une forte notoriété nationale de part ces actions et des livres écrit par la présidente (Nadine Bari)
Les actions déjà réalisées :
Les prochaines étapes avant l'ouverture du centre prévue en septembre :
3月19日 Brève description de notre projetNous nous sommes engagés pour une mission de 2 années. Mais nous espérons que le projet perdurera après notre départ.
Etat d'esprit :
Logique développementiste (par opposition aux humanitaires urgentistes). Il s'agit de travailler sur les causes d'un problème guinéen (plutôt que sur ses effets). C'est une démarche qui s'inscrit dans la durée en collaboration avec la population locale (au lieu de se substituer).
Causes : Il a été observé que les personnes handicapées sont délaissées par leur famille et discriminées au cours de leur scolarité. De ce fait, elles ont moins accès à l'éducation que les personnes valides et en sont réduites à pratiquer la mendicité pour survivre. Pour tenter leur chance, elles s'orientent vers la capitale. Dans cette logique Conakry accuse une concentration de personnes marginalisées.
Objectifs : Permettre à des jeunes personnes handicapées de gagner leur vie dignement (par le travail) dans leur région d'origine.
Notre projet : Création d'un centre de formation et de réinsertion pour les jeunes personnes handicapées de la région de Mamou. Préparer la gestion pour qu'il soit, à terme, pris en main par des personnes locales.
En plus de l'alphabétisation, un premier thème de formation identifié est la réparation des machines à coudre. 4 conseillers guinéens (santé, formation professionnelle, affaires sociales et mairie) nous orienterons dans la construction du projet. Un comité de pilotage se réunira 3 fois par an, afin de valider les actions réalisées et à venir. |
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