Olivier 的个人资料Notre expérience guinéen...照片日志列表 工具 帮助

日志


1月12日

Travailler aux abords des jours fériés

En Guinée, on célèbre les fêtes chrétiennes et musulmanes. Les jours correspondants sont déclarés chômés et payés dans le Code du Travail.

Les soucis surviennent avec les fêtes qui ne se célèbrent pas à date fixe (fin du Ramadan, Tabaski,…). Il semblerait que tout le monde ne voit pas la lune le même jour, d’autres ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le jour de la prière…...

A défaut, les employés (surtout à la fonction publique) ont tendance à ne pas travailler les jours qui font débat.

Exemple : nous avons appris sur RFI que Medine fêtait la Tabaski le jeudi 20/12. Certains ont alors annoncé qu’elle aurait lieu le vendredi 21/12. Pour mettre tout le monde d’accord, un ministre déclare que ces 2 jours seront chômés et payés pour les employés des secteurs public, privé et mixte (nous n’avons pas encore compris quelles sont les personnes désignées dans cette dernière catégorie).

De leur côté, nos élèves (comme les autres) n'ont pas manqué le message du ministre et se sont préparés pour la fête dès le mercredi 19/12 (seuls 7 sont venus en cours).

Noël s’étant présenté le mardi 25/12, un grand nombre d’employés (pas les nôtres heureusement) a évité le zèle en faisant le pont le 24/12. Bien entendu, il fallait ensuite se reposer des festivités jusqu’au 26/12.

Bilan : pour 2 jours fériés, on observe au minimum une semaine d’inactivité (du 19 au 26/12) mais que les employeurs doivent rémunérer, « car c’est l’habitude ». Quid des objectifs de service public ou de productivité dans le privé ?

A ce rythme, le développement économique devrait encore prendre un certain temps….

1月8日

L'importance des salutations aux contrôles de police

« Bonjour ! Comment allez-vous ? Et le service ? Et la famille ? »

Accompagnés d’un large sourire, ce sont les mots-clés qui permettent de briser la glace à un contrôle routier. Il nous arrive d’ajouter : « Vous ne nous reconnaissez pas ? Vous nous avez déjà contrôlés la semaine dernière ! ». L’effet de ces échanges est stupéfiant.

En ce moment, nous constatons que les hommes habillés sont plus chauds : les contrôles sont plus fréquents (jusqu’à 3 en une journée) et l’ambiance moins détendue. A la vue de notre couleur de peau, qui se repère de loin, certains se postent devant le véhicule en nous pointant du doigt, le visage fermé.

Grâce aux mots magiques, le visage se décrispe et nos papiers conformes finissent de régler la situation.

10月22日

De l’électricité 18h / 24 !

Depuis début août, l’électricité nous est fournie environ 18 heures sur 24. Par rapport à d’autres pays, ça peut paraître médiocre. De notre côté, c’est très appréciable et ça rend la vie plus confortable :

 

-         Plus de coupure d’eau courante dont l’approvisionnement dépend du fonctionnement des pompes électriques de la compagnie des eaux (on se passe aisément de puiser l’eau au puits).

-         Les aliments se conservent dans le réfrigérateur pendant plusieurs jours (il n’est donc plus obligatoire de se rendre au marché quotidiennement).

-         On peut laisser les ordinateurs et l’imprimante en veille pendant quelques instants sans culpabiliser d’entamer la réserve des batteries. Nous utilisons aussi plus volontiers l’ordinateur comme un poste de radio (musique et des émissions) ou pour regarder des films.

-         On peut théoriquement se connecter à Internet quotidiennement.

-         On peut utiliser le lave-linge et le fer à repasser au moment voulu.

-         Les artisans (soudeurs, menuisiers,….) peuvent travailler la journée, alors que d’habitude ils travaillent surtout la nuit

Il paraît que les pluies ont bien rempli le barrage. On s’en réjouit !

8月30日

Petite histoire

« En Guinée, la route n’appartient pas seulement aux véhicules : vaches, chèvres et chiens font également partie du décor. Eux aussi adoptent un code de conduite lié à la propre histoire de chacun de leurs ancêtres…..

 

Maître-chauffeur avait donc à bord de son véhicule, en plus des passagers communs, une vache, une chèvre et un chien. Au cours du trajet, chaque passager descend au niveau de son point d’arrêt tout en payant les frais de transport au maître-chauffeur.

 

Arrivée à destination, la vache paie sa course avec de gros billets, attend patiemment sa monnaie, et remercie avec courtoisie maître-chauffeur.

 

C’est maintenant à la chèvre de descendre. Prétextant poliment qu’elle n’est pas confortablement assise, elle demande à maître-chauffeur de la laisser atterrir afin de pouvoir sortir l’argent de ses poches et procéder au paiement. Maître-chauffeur armé de patience et de politesse, la laisse descendre : « Madame, prenez votre temps ». Une fois rassurée, les quatre pattes à terre, la chèvre s’enfuit avec les frais de transport de maître-chauffeur.

 

Enfin, le chien demande l’arrêt. Maître-chauffeur, voulant éviter le coup de la chèvre, lui demande d’un air aigri de payer avant de descendre.  En bord de route, le chien ayant payé sa course avec de gros billets, attend piteusement sa monnaie. Fort malheureusement, encore, mais pour le chien cette fois-ci, maître-chauffeur pris d’un accès de vengeance, démarre à vive allure, emportant la monnaie du chien.

 

C’est ainsi qu’aujourd’hui, fort d’un juste paiement, les vaches ne cèdent jamais le passage aux chauffeurs, elles occupent nonchalamment la route car elles ne doivent rien aux chauffeurs. En revanche, l’allure à laquelle fuient les chèvres à l’approche d’un engin motorisé témoigne de la peur qu’elles ont d’être poursuivies par un chauffeur souhaitant récupérer le dû de son ancêtre. De la sorte, le chien rancunier du comportement du chauffeur à l’égard de son ancêtre, poursuit les engins roulants en aboyant « rend moi la monnaie ! » » 

Les intellectuels

Se dit d’une personne qui sait lire et écrire (nous en sommes donc !). Souvent fonctionnaire et aimant exposer son point de vue au café du coin, les sujets tournent souvent sur l’actualité nationale (bailleurs de fonds, associations humanitaires, politique, magouilles, faits divers…). 

8月15日

C'est un garçon !

Il est vrai que peu de personnes étaient informées mais j’espère que vous nous pardonnerez. Nous avons préféré rester discrets car en Guinée les fausses couches sont très courantes.

 

L’accouchement s’est relativement bien passé, la maman se remet doucement de ses émotions. Le bébé tient clairement du papa. J

 

Il est né le jeudi 8 août 2007 à 8h30, mesure 45 cm et pèse ??

7月13日

L’évènement : le président libyen Kadhafi est passé à Mamou

 

Comme notre logement fait face à la route nationale, le cortège du Président libyen est passé à 5m de nous. Monsieur Kadhafi se déplace avec 500 personnes et près de 100 véhicules (des 4 x 4 luxueux, des 4 x 4 frigorifiques, des camions-citernes, des bus…..). Ils sont arrivés au milieu de la nuit en nous réveillant dans un concert de klaxons. Nous ne nous sommes pas risqués à prendre de photos au cas où sa garde rapprochée aurait de mauvaises idées.

 

Son équipe a installé des tentes, paraboles et mis en place un impressionnant service de sécurité. La présence de toutes ces personnes à peau « claire » donnait un côté exotique à la ville.

 

A Mamou, les préparatifs de l’accueil de Mouammar Kadhafi n’ont commencé que lorsque sa visite a été confirmée, c’est à dire 2 jours avant. De toute façon, les guinéens ont tendance à avoir le syndrome de l’étudiant : même s’ils avaient eu une semaine pour s’organiser, ils s’y seraient mis sur les 2 derniers jours. Etre sous pression les motive beaucoup.

 

Parmi les actions remarquables :

·        Tous les fonctionnaires ont été réquisitionnés pour organiser les festivités.

·        Des banderoles et drapeaux guinéens ont été dressés au-dessus des routes.

·        Les trous sur les routes que le président allait emprunter ont été bouchés.

·        Les bâtiments autour desquels le Président Mouammar Kadhafi devait dormir ont été repeints à la va-vite. Les mochetés ont été masquées.

·        L’esplanade prévue pour les discours a été débarrassée de toutes les carcasses de véhicules et repeinte (ça sentait encore la peinture fraîche le jour J).

·        Il était interdit de circuler en véhicule durant plus de 24h

·        L’eau et l’électricité fonctionnaient en continu dans les 2 jours précédant son arrivée, elles ont été coupées 10 min après son départ.

·        Les guinéens portaient leur plus beau boubou blanc (avec le turban pour ceux qui ont fait le pèlerinage à La Mecque).

·        Les militaires guinéens étaient présents à grands renforts, avec uniformes repassés et fusils briqués.  Mouammar Kadhafi les a salués.

·        Enfin il lui a été décerné un satisfecit (motif inconnu).

 

Le caractère religieux donné à la cérémonie par de nombreuses bénédictions donnait l’impression d’accueillir un dieu. Le Premier Ministre guinéen et le Gouverneur de la région de Mamou ont fait leur discours, le Président Kadhafi s’est exprimé à peine 5 minutes. Nous n’en avons rien entendu (le micro devait être défaillant).

 

Que d’affairement pour 8h de présence dans la ville !……

 

Nous avons vécu 3 jours de fête car les guinéens s’enthousiasment pour les cérémonies. Ils ont ainsi voulu honorer Mouammar Kadhafi qui promet d’aider la Guinée.

 

Quelques informations complémentaires sur Kadhafi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouammar_Kadhafi

6月21日

Nos loisirs à Mamou

 

-         Lecture : versions téléchargeables du Monde, un stock de romans constitué avant le départ.

-         Séances cinéma sur l’ordinateur : grâce aux dizaines des films rassemblés par le père d’Olivier, ou récupérés auprès d’amis.

-         Dîners entre amis.

-         Promenades en brousse pendant les week-ends : il y règne une atmosphère très paisible et régénérante.

-         Volley pour Olivier, en soirée.

5月23日

Pourquoi la circulation routière est dangeureuse

Les routes, même lorsqu’elles sont goudronnées, sont souvent dégradées par des trous (d’une profondeur qui peut obliger à rétrograder en 1ère pour ne pas détériorer le véhicule). Les bords des voies s’effritent car les bas-côtés sont inexistants (problèmes pour se croiser). Par endroits, les pluies endommagent tellement les abords que les véhicules doivent se garer sur la chaussée plutôt que sur le bas-côté (il arrive que des voitures lancées à vive allure dans la nuit percute un camion stationnant tous feux éteints) .

Les chauffeurs ne tiennent pas leur droite et ont tendance à couper les virages. Les dépassements sont souvent effectués malgré une visibilité défaillante. D’autres encore roulent très vite, y compris dans les zones urbaines. Beaucoup de chauffeurs ont appris à conduire sur le tas et acheté un faux permis de conduire. En bons croyants, certains s’en remettent à Dieu et ne réalisent pas que leur conduite a un impact significatif sur le risque d’accident.

L’état du parc automobile est aussi à mettre en cause. Beaucoup de véhicules sont vétustes et pauvrement entretenus (freins faibles) et circulent surchargés (inertie lors du freinage). L’éclairage peut ne plus exister, ce qui est très ennuyeux pendant la nuit.

Enfin, les animaux (chèvres, bœufs, poulets) ne sont pas gardés dans des enclos mais divaguent librement là où bon leur semble. Ainsi, ils traversent la chaussée inopinément ou peuvent se poster à des endroits dérangeants. Les moutons semblent être les animaux les plus stupides car ils se mettent à courir devant le véhicule qui se présente. Nous avons maintenant compris que les bœufs restent impassibles lorsque nous arrivons, nous devons donc nous déporter pour les éviter.

Bref, nous sommes régulièrement témoins d’accidents fraîchement arrivés.

5月4日

En cas maladie

Tout d’abord, nous prenons les précautions essentielles pour éviter de tomber malades : filtrage de l’eau, bon nettoyage des fruits et légumes, denrées fraîches…. Quand la nuit tombe, nous nous couvrons le corps (manches longues, pantalon) et dormons sous moustiquaire pour limiter les piqûres de moustiques (paludisme).  Nous veillons aussi à rester en forme en dormant suffisamment (alors que 7 heures par nuit nous suffisaient en France, nous sommes ici plus proches des 10 heures quotidiennes).

 

En cas de maladie, nous téléphonons aux médecins de l’ambassade de France (ils nous ont communiqué leurs numéros de téléphone personnels). Par téléphone, nous décrivons nos symptômes aussi précisément que possible, ce qui leur permet d’évaluer l’origine de nos maux. Ils s’enquièrent ensuite des médicaments dont nous disposons à la maison (nous avons constitué un stock fourni de paracétamol, plusieurs sortes d’antibiotiques, médicaments qui soignent la diarrhée, les vomissements et curatifs antipaludéens).

 

Lorsque nous nous rendons à Conakry, nous réapprovisionnons notre stock et prenons conseils auprès des médecins. Nous achetons le plus souvent des médicaments importés de France, ceux-ci coûtent très cher en monnaie locale. Heureusement, notre assurance maladie (Caisse des Français à l’Etranger) nous rembourse ces dépenses.

 

Pour le moment, cette organisation fonctionne bien. Depuis plusieurs mois,  il semblerait que nos organismes se soient habitués au contexte car la fréquence des traitements s’est beaucoup espacée.

Electricité de meilleure qualité

Il y a quelques mois, l’électricité qui nous était fournie oscillait entre 110V et 130V, le survolteur rétablissait la tension entre 150 à 160V (ce dernier étant le seuil critique de démarrage du sèche-linge). Le frigo ne refroidissait pas assez pour conserver convenablement les aliments (d’où la nécessite de se rendre quotidiennement au marché). A un moment, nous avons envisagé de nous équiper en appareils anglo-saxons fonctionnant en 110V.

En rentrant de France, après avoir fait  rétablir notre ligne électrique, nous avons joyeusement constaté une tension de 190V en entrée. Comparé au standard européen, ça peut paraître médiocre, mais c’était inespéré pour nous, en pleine saison sèche (faible niveau d’eau aux barrages). Puisque notre survolteur transforme la tension de 190 en 220V, les appareils ménagers (frigo, lave-linge) fonctionnent normalement et les ordinateurs se chargent correctement.

Pourvu que la situation se maintienne et que le transfo qui nous alimente ne lâche pas !

4月16日

Nos impressions après plus d'un mois d'absence

Nous sommes arrivés à Mamou le dimanche 1er avril et avons ouvert le centre de formation dès le lendemain matin. Pendant la grève, celui-ci a été préservé de toute attaque. Le gardien de jour avait même repeint quelques bâtiments.

Tout le monde (employés, élèves, professeurs) était heureux de nous revoir et de reprendre les activités. Un des élèves manque à l’appel car il a été emprisonné pour avoir participé à des pillages.

Nous avons été stupéfaits de constater que les progrès effectués en 8 mois de collaboration ont quasiment été annihilés en quelques semaines. C’est assez décourageant.

La société d’électricité avait coupé notre ligne en notre absence. Il a fallu passer une journée pour rétablir la situation. Nous nous sommes fait un point d’honneur à déranger le directeur chez lui pour que ce genre de pratique cesse.

Par ailleurs, comme les bâtiments administratifs (mairie, préfecture, conseil régional) de Mamou ont été saccagés pendant la grève, nous nous rendons donc directement au domicile de nos interlocuteurs (qui se trouvent maintenant sur " siège éjectable " car un remaniement du personnel administratif est en cours).

Les ONG et entreprises privées ont repris le travail. Celles qui avaient tout perdu ont trouvé le courage de réinvestir. Si ça avait été notre cas, il n’en aurait peut-être pas été de même.

En ce qui concerne le coût de la vie, il n’a pas diminué alors que les cours du dollar et de l’euro ont chuté de près de 30% par rapport à décembre dernier.

3月30日

Le retour en Guinée

Le premier ministre vient de créer son gouvernement, l’équipe des ministres correspond globalement  aux attentes des guinéens. La situation dans le pays est calme, nous y retournons aujourd’hui vendredi 30 mars 2007.

2月23日

Les tentatives d'évacuation

Mardi 13/02, est-ce qu’on quitte Mamou ?

Dans l’après midi, des amis nous ont contactés par téléphone et expliqué que leur société envisageait de les évacuer le lendemain en avion en direction de Bamako (Mali). Ils ne savaient pas encore si ils seraient autorisés à survoler la Guinée. Ils nous ont proposé de nous joindre à eux à condition que leur assureur soit d’accord.

Nous nous sentions en sécurité chez nous à Mamou. Par contre, nous ne pouvions pas prévoir l'évolution de la situation : en cas de dégradation, nous nous trouverions isolés et dans l’impossibilité d’évacuer. Par prudence, il était sage de nous rapprocher d’une capitale (Bamako, Conakry, Dakar).

L’ambassade de France ne parlait pas officiellement d’évacuation car les ressortissants français ne semblaient pas visés. Nous avons appris que les américains étaient en cours de rapatriement (à ce moment là, Séverine aurait aimé être américaine).

Mercredi 14/02, nous sommes toujours à Mamou :

Les horaires du couvre-feu ont changé, nous pouvions à présent sortir entre 12h et 18h.

Cette journée fut très longue. Nous attendions la réponse de nos amis pour la solution en avion vers Bamako. A 14h, nous avons réalisé qu’il était trop tard pour rejoindre un aéroport et que nous ne quitterions pas Mamou ce jour. En fin de journée, nous avons appris que nos amis n’avaient pas obtenu l’autorisation de vol. Ils prévoyaient de réessayer le lendemain et d'envisager une évacuation vers Dakar.

Vers 16h, la cellule de crise de l’ambassade a expliqué qu’elle pouvait nous aider à quitter Mamou : un avion serait affrété entre Labé et Conakry dès le lendemain. Notre interlocuteur nous a précisé bien qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation et que nous devrions assumer le coût des déplacements (200 € par personne pour le vol entre Labé et Conakry). Cette proposition impliquait que nous parcourions la route Mamou – Labé (3h) avec notre voiture (sans escorte) et " l’abandonnions " à Labé. Arrivés à Conakry, nous nous retrouverions sur le tarmac, sans moyen de locomotion en plein couvre-feu. Il nous reviendrait de trouver un vol commercial pour rejoindre Paris.

La solution de rapatriement vers Conakry ne nous enchantait pas trop car les avions en direction de la France étaient pleins et que la population y plutôt agitée.

Le soir, nous nous trouvions face à 4 possibilités :

  • En avion, avec nos amis vers Dakar. Il faudrait parcourir 100km de route sans escorte pour les rejoindre et ils n'étaient pas sûrs d’être autorisés à survoler la Guinée.
  • Celle de l’ambassade en prenant l’avion Labé – Conakry.
  • En voiture, par nos propres moyens entre Mamou et Bamako. Il faudrait cependant au moins 2 jours de voyage car nous devions respecter le couvre-feu. Mais comment passer la frontière sans visa. Rencontrerions-nous des barreurs de routes ?
  • En voiture vers Conakry. Trois amis italiens nous ont raconté qu’ils avaient parcouru le trajet Mamou – Conakry pendant la trêve du couvre-feu. Ils n’ont rencontré aucun problème sur la route, les militaires avaient tout sécurisé.

Perplexes, nous avons appelé notre patron en France pour connaître son avis. Il préférait la solution de l’ambassade car il serait couvert si jamais il nous arrivait quelque chose. Personnellement, ce plan ne nous plaisait pas du tout.

Pour nous, ça commençait à être pénible de faire et défaire nos sacs plusieurs fois par jour, en fonction des hypothèses qui se profilaient.

Jeudi 15/02, Mamou à Dalaba :

Vers 11h, la cellule de crise de l’ambassade nous a contactés une nouvelle fois. Elle avait mis au point son plan, l’avion Labé – Conakry (départ vendredi à 14h) serait désormais gratuit et elle assurait un transport sécurisé entre l’aéroport et l’hôtel Novotel de Conakry. Il restait à notre charge le trajet Mamou – Labé avec notre voiture et sans escorte, le stationnement de notre véhicule à Labé et le financement de l’hôtel (environ 150€ par jour pour 2 personnes, repas compris).

Le plan de rapatriement de nos amis (avion vers Dakar) organisé par leur société n’a pas fonctionné, ils n’avaient toujours pas obtenu leur autorisation de vol.

Nous avons accepté la proposition de l’ambassade. Nous serions attendus à Labé à 14h le vendredi.  Nous devions prendre la route immédiatement vers Dalaba, à 1h de route (55 km). Un groupe de 9 français nous y attendait. Nous roulerions entre Dalaba et Labé le vendredi entre 12h et 14h (les contraintes du couvre-feu et l’heure du vol étaient précises et non transgressables).

Après avoir donné tous les conseils à notre gardien, nous avons pris la route vers Dalaba sans escorte. En cours de chemin, des vieux nous ont indiqué que des jeunes barraient la route. Par chance, ils avaient quitté avant notre passage.

A peine arrivés au point de rassemblement à Dalaba, nous avons appris que l’avion avait récupéré les ressortissants de l’EU à Labé ce jour. Certains avaient été physiquement menacés, ce qui a anticipé le départ du vol dans lequel nous devions tous partir. En outre, il nous a été rapporté que des jeunes barraient la route et caillassaient les véhicules au niveau de Pita (ville à mi-chemin entre Dalaba et Labé). Nous n’aurions donc finalement pas pu rejoindre Labé en sécurité. L’idée de rejoindre Conakry par Labé ayant été annulée, nous nous sommes éloignés de la capitale pour rien. Le bilan de cette journée n’était pas très satisfaisant.

En fin de soirée, l’ambassade a annoncé que des militaires viendraient nous chercher avec 2 voitures (dont le 4x4 de l’ambassadeur !) pour nous ramener vers la capitale Conakry. Nous les attendrions le lendemain pour 12h.

Vendredi 16/02, nous restons à Dalaba :

Le matin, nous avons occupé les enfants des autres expatriés. Nous leur avons fait faire un peu de sport car ils n’en pouvaient plus d’être enfermés depuis plusieurs jours (ils ressentaient sûrement le stress de leurs parents) et nous allions passer toute l’après-midi en voiture.

A 11h, nous avons appris que les voitures n’étaient pas parties de Conakry et que la cellule de crise était en train de mettre au point son plan, chouette !

En fin de journée, l’ambassade a expliqué qu’un bus nous attendrait le lendemain à Mamou pour nous rapatrier vers Conakry. Par contre, nous devions retourner à Mamou sans escorte et durant le couvre-feu. Retour à la case départ.

Samedi 17/02, Dalaba à Mamou à Conakry :

A 10h, nous sommes partis en convoi, escortés par 2 gendarmes guinéens habillés en civil (pour que la population n'interprète pas la situation comme une provocation). Quinze minutes après le départ, ils se sont arrêtés dans une petite ville pour acheter de l’essence au marché noir. Nous étions plutôt pressés, celui qui organisait notre convoi n’avait pas le temps de négocier le prix (2 fois plus cher que d’habitude), il a payé. Il fallait siphonner un bidon, les « commerçants » remplissaient successivement 10 bouteilles d’un litre et les déversaient dans le réservoir des gendarmes. Cette situation nous rendait nerveux.

A la sortie du village, nous avons rencontré le véhicule de l’ambassade de France. Nous les avons suivis jusqu’à Mamou, non sans difficulté. Ils étaient pressés car nous devions arriver à Conakry avant 18h. Encadrés par 2 superbes 4x4 neufs filant à toute allure, notre vieille 505 avait du mal à suivre la cadence sur le relief du Fouta Djalon. Dans le 4x4 dernière nous, les expatriés nous suivaient de près pour qu’on avance plus vite, c’était vraiment inconscient de leur part. Si nous croisions une vache ou qu’un virage était plus serré que prévu, c’était l’accident assuré.

Arrivés à Mamou, ce fut le soulagement : le bus était là. Olivier a déposé notre voiture chez nous, a donné les dernières consignes au gardien, puis nous sommes partis.

Un peu avant 18h, nous sommes arrivés chez un ami à Conakry. Sur la route, nous avons passé 25 barrages militaires. L’autorisation du général des armées (il dirige le pays durant l’état de siège) et la présence d’un militaire français (formateur dans l’armée guinéenne) nous ont facilité le passage de ces barrages.Le prochain vol vers Paris était prévu le mardi suivant. Ca ne nous a pas vraiment gênés car nous avons profité de la piscine dans une résidence sécurisée. Nous sommes finalement arrivés en France mardi 20/02 dans la nuit.

2月16日

Février 2007 : reprise de la grève

La grève a été suspendue le 27 janvier par les syndicats à la suite des revendications obtenues dont l’élargissement des pouvoirs du futur premier ministre. Les syndicats ont exigé du Président Lansana Conté qu’il nomme à ce poste une personne n’ayant jamais exercé dans une de ses gouvernements, ni trempé de près ou de loin dans des malversations.

Le vendredi 9 février en soirée, nous apprenons la nomination d’Eugène Camara, ancien ministre et proche du Président. Les guinéens ont pris cette annonce comme une provocation.

Dès le lendemain matin, et dans tout le pays, les casseurs et pilleurs sont sortis dans la rue. A Mamou, tous les 500 m environ, de jeunes avaient élevé des barrages routiers et rackettaient chaque  véhicule se présentant. Le prix était fixé en fonction du type de voiture et des passagers. Les chauffeurs refusant ce racket ont reçu des coups de bâtons et jets de cailloux sur la carrosserie. Devant chez nous, le prix était autour de 5 000 GNF (moins d’un €) par véhicule. A Kouroussa, il a été demandé 500 000 GNF (~75€) à une amie italienne voyageant en 4x4. Les talents de négociation de son chauffeur lui ont permis de débourser 10 fois moins.

Ce jour là, les entreprises privées COGIP (grossiste en poissons de mer) et Friedlander de Mamou ont été totalement pillées. Nous avons pu voir les dégâts commis à la société COGIP, ils sont vraiment déconcertants. Dans la cour, nous avons trouvé 3 châssis de véhicules totalement désossés. A l’intérieur, il ne restait bien entendu aucune trace de poisson, les locaux étaient vides de tout ce qui pouvait s’emporter tel que les portes, fenêtres, barreaux, tôles, interrupteurs, éviers, robinets… Il ne restait que des débris au sol et la carcasse du coffre-fort. Nous sommes personnellement très touchés par ces attaques car les patrons sont des amis qui nous ont aidés à plusieurs reprises.

Le dimanche fut plus tranquille, mais c’était le calme avant la tempête.

Le lundi 12 février, le gouvernorat (équivalent du Conseil Régional), la mairie, le trésor public et plusieurs maisons des membres du parti au pouvoir ont eu le même sort que la COGIP. Nous avons la chance d’être à 3 km du centre ville, c’est sûrement une des raisons pour lesquelles nous sommes des rescapés. Pour combien de temps encore ? Ce jour là, nous avons entendu des tirs toute la journée. Ca ne nous surprend même plus.

L’ambassade de France et plusieurs amis nous ont vraiment déconseillés de prendre la route. Nous sommes donc bloqués dans le centre de formation, impuissants et calculant toutes nos paroles et gestes afin d’éviter le pillage du centre.

Le mardi matin, nous avons appris que nous étions sur la liste établie par les casseurs et pilleurs. Nous sommes une ONG et en plus nous sommes blancs, le calcul est vite fait : nous avons de l’argent. Le désespoir monte, nous n’avons vraiment pas envie que notre année de travail et que tous les efforts fournis par les membres de Guinée Solidarité soient réduits à néant. La peur est aussi présente : doit-on quitter, mettre le matériel à l’abri ? Mais où ? Les appels réguliers de la cellule de crise de l’ambassade ne proposant pas de sérieuse possibilité d’évacuation ne nous permettent pas de prendre de décision. Dans un sens, ça nous occupe….

A 9h du matin, un pick-up militaire circule dans les rues de Mamou en tirant en l’air avec une mitrailleuse énorme (le bruit était tellement grave qu’il nous glaçait intégralement). C’est à ce moment là qu’a été annoncé le couvre-feu total sauf de 16h à 20h. C’est dur à dire mais on se sentait rassurés par la présence des militaires.

Par la suite nous avons appris que le Président Lansana Conté a déclaré l’état de siège jusqu’au 23 février (couvre-feu et gestion de la crise par le chef d’état-major).

Y-a-t’il une sortie de crise dans les jours à venir ? Devons-nous rester ici impuissants à attendre on ne sait quoi ? Circuler dans le pays est risqué. Que faire ?

2月5日

Janvier 2007 : grève générale

Le mercredi 10 janvier 07, à la demande des syndicats, une grève générale et illimitée a commencé. La revendication principale était le départ du Président Lansana CONTE puis la mise en place d’un gouvernement de consensus.

Quelques jours avant la grève plusieurs commerçants ont augmenté leurs prix et les stations-service de Mamou ont fermé.

Aux premiers jours de la grève, le marché du centre ville était presque inexistant et les « grands » commerçants avaient fermé leur boutique (beaucoup d’entre eux stationnaient toutefois devant pour satisfaire les rares clients qui se présentaient).

 

A J+9, les jeunes de Mamou se sont « réveillés » et ont agi de la même façon que dans les autres villes de Guinée. Sur la route nationale qui passe devant chez nous, ils ont installé des obstacles (troncs d’arbres, rochers, carcasses de voitures…) tous les 200m environ afin de couper la circulation. Au cours de la journée, les militaires ont libéré les accès en dégageant les obstacles. Pour être tranquilles, ils tiraient en l’air pour éviter que des passants ne les dérangent).

Dans les autres villes de Guinée, les manifestations ont été plus violentes. Certains se sont attaqués aux maisons des préfets, gouverneurs et au palais présidentiel mais les agents de sécurité sont intervenus à balles réelles. A J+20 les guinéens recensent une cinquantaine de décès officiel, mais combien officieux ?

Anecdote : Notre gardien de nuit loge à 3 km du centre de formation. Se rendant consciencieusement au travail, il s’est fait intercepté par un groupe de militaires. Quand ces derniers ont réalisé qu’ils se rendaient dans la même direction que notre gardien, le chef l’a sommé de les rejoindre dans leur véhicule. Le gardien s’est donc retrouvé à aider les militaires pour dégager les barrages (à raison de tous les 200m pendant 3 km, c’est du boulot !). Il est donc arrivé au travail sous bonne escorte (il était même en avance de 30 minutes pour prendre son service).

Nous avons été agréablement surpris de la réaction du gouverneur de la région de Mamou. Chaque jour de grève, il était présent à la mairie de Mamou pour discuter avec les syndicalistes (leader du mouvement). Il a clairement expliqué à la population qu’il ne souhaitait pas de casseur ; que ici c’était chez eux et qu’ils avaient tout à y perdre.

 

Quelques résultats de la grève :

·        Mise en place d’un nouveau premier ministre avec un rôle élargi par contre il sera nommé par le président.

·        Diminution du prix des produits de première nécessité, le litre de gazole passe de 5200 GNF (0,63 €) à 4300 GNF (0,52 €) et le sac de 50 Kg de riz de 130 000 GNF (15,8 €) à 87 500 GNF (10,7 €)

·        Augmentation des pensions des retraités

12月21日

Mamou, là où habitons

La ville en elle-même n’a vraiment rien d’extraordinaire voire même l’inverse. Si vous restez uniquement sur la route principale vous avez toutes les chances d’être déçu.

Heureusement c’est une ville en pleine “brousse” (= campagne) et très rapidement vous pouvez gambader sur les collines verdoyantes avoisinantes.

Les maisons sont généralement construites avec des briques en terre cuite et recouvertes de tôle ondulée. Les quelques immeubles utilisent plutôt les parpaigns et sont recouverts à l’extérieur de carrelage (entretien plus facile face aux moisissures). Dès qu’on s’éloigne de la ville, on découvrire l’étonnant mélange de maisons en briques et de cases traditionnelles (toit de chaume, murs recouverts de terre).

Nos ballades en partant de Mamou sont généralement riches de rencontres: si vous pensez marcher 2h, il vaut mieux compter 30 min supplmentaires pour les discussions. On peut se promener dans les bas-fonds (vallées très humides et ombragées, favorables aux cultures), de traverser 2-3 hammeaux magnifiques et si typiques.

A 14 km de chez nous, une grande retenue d’eau permettant l’irrigation des cultures en saison sèche nous sert de piscine. C’est un espace intéressant, les animaux viennent se désaltérer, les habitants effectuent leur toilette et la lessive. Imaginez la photo, avec en plus tous ces draps et vêtements colorés séchant sur les rochers au bord du lac.

A presque 30 km en direction de la capitale, le village de Konkouré accueille une belle cascade. Pour descendre au pied de celle-ci, il faut s’appeler Indiana Jones, entre la pente glissante, la végétation dense et les serpents.

Notre jardin

 

Nous avons la chance d’habiter sur une propriété de 2000 m². Dans un pays tropical comme la Guinée, il est difficile à croire mais vrai qu’il n’y avait pas un seul arbre sur notre terrain quand nous sommes arrivés. Notre maison étant exposée plein ouest, nous souffrions de la chaleur à partir de 12H00. Notre jardin avait plutôt l’aspect déprimant d’une décharge ! Nous y retrouvions toutes sortes de choses : des batteries de camion, boites de conserve, gravats, tessons de bouteilles de verre…. Les locataires ne géraient leurs déchets qu’en les jetant sur le terrain (pour faire de l’engrais parait-il….).

 

Dès le premier mois, nous avons commencé à paysager le terrain : avec nos gardiens, nous y avons formé des buttes pour donner du relief au terrain et y dresser des massifs de fleurs. Nous y avons planté des arbres pour créer de l’ombrage. Nous sommes très fiers de nos bananiers qui ont donné des rejets après 3 mois. Ils constituent un ombrage très agréable et bénéfique pour certaines fleurs. En plus, le bruit du vent dans son feuillage est très plaisant à écouter. Nous attendons impatiemment les premiers fruits. Nous avons déjà transplanté le premier bananier destiné à ombrager le potager.

 

Nous essayons de réaliser une sorte de jardin botanique, qui ait aussi une vocation vivrière voire médicinale (aloe vera).

 

Parmi les arbres, on recense acacias (il donne une ombre déjà intéressante), terminalias, pins, frangipanier, oranger, palmier à huile, avocatiers et manguiers (sortis tous seuls du tas de compost !), bientôt un pamplemoussier. Tout dernièrement, nous avons bouturé des lianes de fruits de la passion qui semblent avoir pris.

 

Au rayon potager, nous trouvons tomates, aubergines, patates douces, taro (tubercule ressemblant à la pomme de terre), manioc (je n’en mange pas mais ses feuilles servent à ombrager), piment, haricots, salade, carottes, radis, poireaux, beaucoup de courges, arachides, citronnelle, melons, pastèques et des fraises…., sans oublier les herbes aromatiques tels le romarin, ciboulette, le basilic, menthe. Tout ça donne un sentiment d’autosuffisance très satisfaisant. En plus, ça limite la nécessité de se rendre quotidiennement au marché.

 

Nous avons planté des variétés très diversifiées de fleurs. Nos cana rouge ses plaisent bien. 2 pieds de rosiers poussent à l’ombre. Les boutures d’hibiscus et bougainvillées sont bien parties. Par contre, le quininier que j’aime tant n’a rien donné. Nous comptons aussi la palette du peintre, bec de perroquet, bambou, pervenche et aurore de Madagascar, misère, thym rose, alamanda, acalypha,… et bien d’autres variétés récupérées selon les opportunités et dont je ne connais pas le nom.

 

La verdure attire les oiseaux et papillons, à notre plus grande satisfaction. Par contre, nous nous passerions bien des rats (friands des courges) et des souris (gourmandes d’arachides).

 

Notre petite chèvre nous fais régulièrement des frayeurs en s’échappant pour aller brouter nos plantations.

 

La prochaine étape sera de construire un poulailler dans le jardin, les poules et les œufs étant très chers. En plus, ça nous permettra également d’être sûrs de leur fraîcheur.

 

Et bien entendu, tout est bien bio ! Ici, ça n’est pas un effet de mode, mais une nécessité.

10月16日

Pénuries

Après 7 mois de vie en Guinée, nous devons admettre que nous n’avons pas pu vivre un mois complet sans pénuries (électricité, eau courante, carburant, gaz). Nous nous organisons donc en stockant de larges quantités de ces produits dès qu’ils sont disponibles à Mamou. Ci-dessous sont décrits les principales pénuries que nous accusons régulièrement et comment nous y adaptons notre mode de vie :

 

Types de pénuries

Domaines impactés

Comment nous adaptons notre mode de vie

Electricité

Eclairage nocturne, fonctionnement du réfrigérateur et des ordinateurs portables

Dès que l’électricité de la ville arrive, elle charge 2 batteries qui nous permettent de recharger celles des ordinateurs portables et d’éclairer la maison en soirée.

Le réfrigérateur ne fonctionne que sur l’électricité de la ville.

Eau courante

Eau potable, cuisine, vaisselle, douche, toilettes, lessive

Dès que nous recevons de l’eau, nous stockons environs 120 litres d’eau (8 seaux) en prévision de la prochaine pénurie.

En cas de pénurie prolongée, nous utilisons l’eau de notre puits. Pour la boisson et la cuisine, nous la filtrons et désinfectons préalablement.

Carburant

Déplacements, tournée du minibus, groupe électrogène

Nous nous assurons d’avoir toujours un bidon de 20 litres de gazole d’avance.

Gaz

Cuisine

Nous cuisinons au maximum sur le charbon plutôt qu’au .gaz

9月5日

Téléphonie

Jusqu’en 2006, il n’y avait qu’un opérateur de téléphonie mobile (Sotelgui) qui couvrait toutes les villes de Guinée. Mais celui-ci provoquait la pénurie des numéros (carte SIM) afin que quelques personnes puissent les vendre au marché noir à 800 000 GNF (~135€) au lieu de 59 000 GNF (~10€). Ce réseau était totalement saturé, il fallait compter 48h pour pouvoir joindre quelqu’un. Le jour où un opérateur privé (Areeba) s’est installé dans le pays, Sotelgui a libéré la vente de puces sur le marché officiel. Pour nous, le pire a été d’observer les gens se ruer pour acheter une carte SIM chez Sotelgui au lieu de les boycotter et d’attendre la venue d’Areeba la semaine suivante.

Depuis, Sotelgui bloque la réception des appels émis par Areeba. Equipés d’une puce Areeba, il faut couramment s’essayer pendant 48h avant d’atteindre un correspondant Sotelgui. Par contre, la communication passe du premier coup pour un autre Areeba ou la France.

Le téléphone fixe (Sotelgui) existe aussi mais il est régulièrement en panne. Nous connaissons une ville qui est coupée de fixe et d’internet depuis un an !