| Olivier 的个人资料Notre expérience guinéen...照片日志列表 | 帮助 |
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11月16日 Vos questions n°5Aux US çà se passe plutôt bien, même si le rythme et la qualité de vie doivent être bien moins bons que les vôtres. Je pense que les 2 situations ont des avantages et inconvénients. Nous avons, il est vrai, un soleil magnifique 6 mois de l’année mais il est tellement brûlant que nous ne pouvons pas être dehors entre 10h et 17h, et il fait nuit à 18h30. Concernant le rythme, nous avons la chance d’être notre propre patron et pouvons gérer notre emploi du temps à notre guise. Il n’est pas rare que nous travaillions les soirs et certains week-ends car nous sommes bien occupés à gérer les élèves et le personnel durant la journée.
En tous cas, c'est vraiment super que vs ayez choisi cette mission et réussi à vous adapter en Guinée. J'imagine que ca n'a pas dû être facile ts les jours..... C’est clair que ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Le manque d’implication des jeunes handicapés est assez déconcertant et démotivant, mais heureusement nous vivons régulièrement des situations cocasses qui n’arrivent qu’ici et nous font bien rire.
Et là avec votre 2ème rentrée, vous devez apprécier tout ce que vous avez accompli! Nous apprécions plus cette rentrée car nous avons changé une partie de l’équipe pédagogique et le centre de formation ressemble plus à une école avec sa vingtaine d’élèves. Nous trouvons également très agréable le jardin que nous avons intégralement aménagé. Malheureusement, nous ne pourrons pas bénéficier des fruits des arbres que nous avons plantés.
Ensuite vous voulez revenir en France ou repartir sur une autre mission ailleurs? Nous souhaitons nous installer en France dès notre retour (fin février). L’expatriation ça va un temps, nous nous sentons bien en France. Nous verrons ce que l’avenir nous réservera. 6月21日 Vos questions 4Contents d'être là-bas malgré quelques aléas de la vie africaine? Olivier : Personnellement je suis ravi cette expérience. D’un point de vue professionnel, nous apprenons beaucoup surtout au niveau de la gestion du personnel. J’ai pas mal bossé pour réhabiliter le bâtiment, je suis prêt à rénover une grange qui nous servira de logement dès notre retour en France. Côté personnel, c’est le plus difficile, nous avons peu de divertissements et peu d’amis ici. Lorsque nous allons à la capitale, ça nous fait une bouffée d’air de rencontrer des expats, de pouvoir profiter des restaurants… Mais nous sommes bien contents d’être à Mamou pour les ballades, le climat et la brousse. Grâce aux grèves, nous avons fait la connaissance d’un couple d’italiens, nous avons bien sympathisé avec eux.
Quel choc ça a du être pour vous de rentrer en France... Je pense qu'i vaut mieux être préparé psychologiquement ! Beaucoup de personnes nous ont fait ma même remarque alors qu’absolument pas. Nous avons passé plus de 25 ans de notre vie en France, nous y avons nos habitudes, nos amis… Et nous sommes régulièrement partis dans des pays dit du Sud, donc les différences avec ceux du Nord nous marquent moins. Quelques points ont quand même porté notre attention, cf billet : « De retour en France, quelques réflexes ont changé » (catégorie réflexion)
J'espère que les grèves n'auront pas raison de la vie de ce centre, et que les personnes reviendront suivre leur cursus. Nous avons sacrifié un mouton lors de l’inauguration, c’est peut-être ce qui a sauvé ce centre de formation. Parmi les apprentis, ils sont tous revenus sauf un qui a apparemment participé au pillage de certains bâtiments publics et sociétés privées. Il aurait fait un tour en prison. Mais après 4 mois d’absence, il s’est présenté au centre en demandant à réintégrer la classe. C’est un sujet délicat dont nous discutons avec nos conseillers.
Nous sommes heureux d'apprendre que votre aventure a enfin repris. Je pense que ce passage à Paris vous a été d'un grand réconfort, mais qu'il devait vous tarder de reprendre le chemin de la Guinée. Olivier : Tu as parfaitement raison, ce retour en France nous a fait énormément de bien. En rentrant de Singapour, je pensais que je pouvais rester 2 ans dans un pays sans ressentir le besoin de retourner en France. Mais vivre dans une ville isolée en Afrique est bien plus difficile. Durant la première année, nous avions que très peu d’amis en Guinée et aucun à Mamou (je parle de vrai amis, ceux avec qui tu te sens bien et que tu peux discuter de tout). Nous avons profité pleinement de ce retour à l’hexagone pour revoir pas mal amis. Initialement nous devions rester 3 semaines en France (jusqu’au 15 mars) mais notre séjour a été prolongé (jusqu’au 30 mars) car la situation n’était pas stable. La dernière semaine, j’avais hâte de retourner en Guinée, rester si longtemps sans réel objectif n’est pas vraiment mon truc.
Où en est votre projet ? Nous sommes en train de recenser les élèves pour la prochaine promotion et cherchons le thème de l’activité à enseigner. L’activité proposée doit répondre à 3 critères : · Etre adapté aux handicapés des jambes ou des bras, · Pouvoir s’apprendre en 2-3 années, · Offrir un débouché économiquement viable. Nous sommes un peu bloqués dans notre projet, le taux de change entre l’euro et le franc guinéen a été divisé par 2 et les prix n’ont pas baissé. Nous voulions faire des travaux d’aménagement dans le centre mais ça nous coûterait actuellement 400€ de ciment au lieu de 150€ il y a 4 mois.
Et rappelez moi si le but de ce projet est de le rendre autonome après votre départ ou alors est il prévu que ce soit une association européenne ou occidentale qui reprenne le flambeau? Ce projet est récent, il a réellement pris naissance lors de notre venue en Guinée, il y a un an. Nous pensons aujourd’hui qu’il n’est pas assez mature pour être confié à des guinéens dès notre départ (dans 8 mois). Je pense personnellement qu’un coopérant devra venir pour assurer cette transition. Nous pensons également que notre patron n’est pas prêt à gérer depuis la France un personnel uniquement local. Concernant l’autonomie financière du projet, je ne crois pas réalisable un autofinancement du centre en Guinée. Un centre de formation à un coût fixe : le transport des élèves handicapés, l’entretien (non des moindres vu la médiocrité des matériaux sur le marché), le personnel, les repas… D’autres centres ont essayé mais ils ne couvrent à peine les frais d’entretiens. Ce centre a besoin de subventions pour fonctionner et s’agrandir. 4月16日 Vos questions 3Bientôt un an que vous êtes là-bas. Vous restez encore un an ? Nous avons vécu exactement une année en Guinée, nous sommes sous contrat jusqu’à mars 2008. Dès que notre remplaçant sera formé, nous rentrerons. Tout se passe comme vous le souhaitez ? Il faut savoir qu’en Guinée rien ne se passe comme on le prévoit, le programme de la journée change continuellement, il y a toujours des urgences (le bus qui tombe en panne, la société d’électricité qui nous coupe le courant, un employé qui ne vient pas…). En fait, il convient de prévoir l’imprévisible. J'ai cru comprendre que l'activité avait commencé ? Notre centre de formation pour jeunes personnes handicapées a effectivement ouvert en septembre. Avant les grèves, nous avions 11 jeunes assidus (à l’exception des lendemains de fêtes et retours de congés) que nous formons à un métier : la réparation des machines à coudre. Ils ont également 20h d’alphabétisation en français par semaine et 4h d’initiation à la couture. Notre grande satisfaction est l’avancement de ces jeunes (ex : voir un cahier très bien écrit alors qu’en septembre le propriétaire n’avait jamais utilisé un stylo). Nous travaillons énormément sur la sensibilisation de nos apprentis : fierté du travail vs mendicité, aptitudes des handicapés, santé… Quels objectifs ? Nos objectifs sont toujours de rendre ces jeunes handicapés autonomes en 2-3 ans. Nous allons ouvrir une seconde promotion en septembre 2007 avec une quinzaine d’apprentis. Nous avons deux problématiques :
9月5日 Vos questions 2A un mois environ de l'échéance, comment s'annonce l'ouverture du centre ?
Avant tout, il faut se mettre dans le contexte guinéen et revoir tous nos objectifs occidentaux à la baisse et prendre en compte les aspects suivants :
Ressources humaines : · Le manque de fiabilité de certaines personnes · Les absences liées aux décès de la famille élargie (1ère cause d’absentéisme) et aux maladies. · La mono-disciplinarité : un menuisier ne sait pas fixer au mur la fenêtre qu’il vient de faire, il faut appeler un maçon. · L’incompétence et le manque de conscience professionnelle. · Un niveau d’exigence bien en deçà de nos normes de « blanc ».
Ressources matérielles : · Le manque de produits de bonne qualité sur le marché local nous oblige à nous déplacer vers la capitale régulièrement (1j de route aller). · La pénurie quasi-hebdomadaire de carburant bloque totalement le pays. La seule solution pour s’approvisionner devient le marché noir, ce qui fait flamber le prix du transport des matériaux et des personnes. · Peu de moyens de communication : le téléphone portable existe bien mais il faut en moyenne 2 jours pour joindre quelqu’un (pas de répondeur et un réseau saturé). Bonne chance pour organiser une réunion ! · Pour les sujets de l’eau et de l’électricité, voir les billets correspondants.
La gestion des risques (préventive et curative) nous occupe bien !
Ce sont les raisons pour lesquelles nous avions prévu 6 mois pour organiser l’ouverture du centre. Néanmoins, nous ne sommes pas sûrs d’être au point à 100% pour le 18 septembre 06. Le formateur identifié pour la réparation des machines à coudre est introuvable depuis 2 mois, apparemment il a trouvé un travail en Gambie. Niveau aménagement et équipement nous pensons être prêts. Onze élèves ont été sélectionnés mais combien seront présents à la rentrée ?
Est-ce que vous vous êtes complètement adaptés ?
Nous avons globalement trouvé une solution à chaque difficulté rencontrée. - Au niveau culinaire nous avons trouvé un cuisinier pour préparer le déjeuner en semaine (gain de temps et satisfaction de l’estomac). - Nous avons encore du mal avec certaines réactions, notamment des personnes affichant un flagrant manque de professionnalisme. Il faut apprendre à être zen. - Au niveau climat, il faut s’adapter à 2 saisons, celle des pluies (un peu comme l’automne en France mais avec des averses tropicales) et la période sèche. - Pour l’électricité nous l’avons globalement résolu les difficultés avec des batteries. - Du point de vue de la santé nous avons des soucis presque toutes les semaines entre les problèmes intestinaux, les rhumes, le paludisme et maux de tête. Ca nous change vraiment de la France où nous consultions le médecin uniquement pour des certificats médicaux et des vaccins. 6月26日 Vos questions 1Quel est l'accueil sur place par les personnes du centre ?
En fait, à part une grande maison, il n'y a rien sur place. Nous arrivons pour créer le centre de formation, nous n’avons donc pas pour le moment de collaborateurs sur le site. Nous sommes aiguillés par des conseillers guinéens dans les domaines de la santé, l'éducation, la ville et les affaires sociales. Ces personnes nous ont accueillis à bras ouverts, en saluant notre démarche et « sacrifices » (ce sont leurs mots).
Quel est l'accueil du voisinage ?
Relativement bons accueil et intégration. Un petit marché jouxte le centre de formation. Nous y achetons tous les matins une baguette et régulièrement des fruits et légumes. Bredouiller les salutations d’usage et prendre le temps de discuter dans la langue locale (poular) facilite l’intégration. Le quartier est animé par le marché en journée. Le soir, ce sont les jeunes qui viennent manger l'athiéthié (plat local). Il nous suffit donc de sortir pour bavarder avec les gens du quartier. Par contre, il faut souvent s'attendre à la question : « Quand m'invites-tu à manger ? »
Qu'est-ce qui vous a le plus surpris depuis votre arrivée ?
1/ Nous avons vraiment l'impression que la Guinée est sous perfusion d'initiatives privées et aides internationales. On ne peut pas traverser une ville sans voir tous les 100 m le panneau d'une ONG. Quel est l’implication du gouvernement pour le développement de son pays ?
2/ Beaucoup de personnes s’attendent à recevoir de notre part des dons, de l’argent, du travail, un visa pour l’Europe, un mari blanc, une femme blanche… Bien entendu, il faudrait financer et gérer intégralement tous leurs desiderata. Quand on leur suggère de prendre en main leur situation, nous entendons le rituel : « Y en a pas de travail, Y en a pas de l’argent ». Nous payons les pots cassés des aides humanitaires distribuées de façon abusive et qui ne se sont pas préoccupées des conséquences durables de leurs actions. Avec nous, les demandes unilatérales n'ont pas vraiment de chance d'aboutir. Nous tâchons d'expliquer notre démarche de développement durable (et non d'assistanat) qui repose sur le partenariat (et donc la collaboration de la population). Nos propos peuvent paraître durs. En fait, ils sont fermes et nous évitent de nous faire envahir. Le message passe plutôt bien auprès des personnes éduquées (bon niveau de français pour nous comprendre, formation de l'esprit, culture générale).
Beaucoup de personnes vivent-elles sous le seuil de pauvreté ?
Il paraît effectivement que tout le monde ne mange pas à sa faim en Guinée. Ca fait partie des choses qui nous révoltent quand on constate que les arbres croulent sous les fruits et que les plantations poussent à vue d'oeil. De là à dire que la famine sévit dans le pays, nous n'avons pas assez de recul sur cette question pour le moment. Nous constatons, comme dans un certain nombre de domaines, que la gestion des ressources est très déficiente. Cependant, il faut se méfier des indicateurs de pauvreté. Il me semble que le seuil de pauvreté est fixé à 2$ par jour. Hors ici, une personne arrive à se nourrir avec cette somme. Nous le faisons nous même régulièrement. Le logement coûte quelques $ par mois.
C’est un pays très musulman, qu’en est-il de l’influence des mouvements radicaux ?
L'islam est ici la religion dominante. Nous observons qu'il progresse par le financement d'écoles coraniques et de mosquées par le Moyen-Orient. Nous n'avons pour le moment pas ressenti de comportements radicaux. En réponse aux questions (quand on s'étonne de ne pas nous voir à la mosquée), nous indiquons en général que nous sommes chrétiens. Nous ne précisons pas que nous ne sommes pas pratiquants car c'est quelquechose d'incompréhensible ici.
Etes-vous déjà tombé malade?
Ici, nous n’avons pas eu de réels problèmes de santé. Nous avons parfois attrapé des petits rhumes car les nuits sont plutôt fraîches et les journées très chaudes. Nous avons eu un peu de diarrhée mais sans gravité (aucun ressenti sur l’état général, même pas de maux de ventre). Nous avons passé 3 mois sans soucis, donc nous sommes optimistes pour l’avenir. On s’attend quand même à faire 1 ou 2 crises de paludisme chacun. Nous avons vu un libanais (un grand gaillard) qui faisait peine à voir pendant sa crise de palu (il était verdâtre). C’était un gynéco qui le soignait….
Vu que l'alimentation est différente, avez vous l'impression d'avoir perdu du poids?
Nous trouvons beaucoup de fruits et légumes qui existent en France (pommes de terre, carottes, poireaux, chou blanc, aubergines, ananas, bananes...). Ce qui est difficile à gérer, c’est la conservation des aliments (il n’y a pas de conservateurs et le frigo ne fonctionne pas tout le temps). Nous avons du mal à diversifier nos repas, donc nous prenons moins de plaisir à manger. C’est ce qui nous a fait un peu mincir (2-3 kilos chacun).
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