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5月25日 Retour définitif en FranceNotre mission en Guinée s’est achevée fin février 2008.
Après un mois de tuilage, Cécile et Ludovic Fournier nous ont succédé. Ils sont maintenant bien installés dans les activités. Ils partagent leur expérience sur un blog très intéressant et mis à jour hebdomadairement : www.celucildo.fr . Leurs expériences ressemblant aux nôtres, elles nous donnent l’impression d’être toujours en Guinée.
Comme nous l’avions vécu avec nos précédentes expatriations à Singapour et aux USA, nous savions dès le début que cette mission aurait un terme précis, que nous y créerions des liens forts avec des personnes que nous ne reverrions peut-être jamais. Ca fait partie du jeu de l’expatriation.
Bien sûr, ce fut un déchirement de se séparer d’employés courageux, qui veulent vivre dignement et contribuer à faire avancer les choses dans leur pays. Nous avons partagé le même dévouement pour Guinée Solidarité lors des mouvements populaires du printemps 2007. Nous sommes fiers de les avoir rencontrés, d’avoir développé leurs compétences pour leur offrir une assurance-chômage.
Nous avons aussi quitté des amis expatriés avec lesquels nous avions des liens forts. Loin de son pays, l’entraide entre étrangers est une merveilleuse expérience à vivre.
Le jour de notre départ, nous avons été très touchés par les nombreux cadeaux offerts par les élèves. Le souvenir de leurs sourires et des petits progrès qu’ils ont accompli pendant la formation (scolaires, acceptation de soi, autonomie au quotidien…) nourrissent en nous un vrai espoir.
Le quotidien en France nous rappelle régulièrement celui de Guinée. Par exemple, les premières fois que nous entendions démarrer un réfrigérateur suscitait en nous une véritable joie. C’était là-bas un indicateur de l’arrivée de l’électricité.
Sans l’oublier, nous ne vivons pas dans la nostalgie de la Guinée. Nous tournons la page et laissons derrière nous une tranche de vie. Nous quittons de bonnes et déplaisantes choses, comme nous en retrouvons ici.
Notre retour en France a été préparé, nous pensions à notre vie future. Nous avons envisagé la vie française, imaginé où nous établir, vers quels métiers nous orienter….. Nous ne vivons pas de choc culturel. En 2 ans, les choses ne semblent pas avoir tellement changé :
- nous entendons beaucoup parler de consommation et de pouvoir d’achat, - nous retrouvons les mêmes émissions télé et radio avec les mêmes présentateurs, - beaucoup se plaignent de la pluie…… et du beau temps ! - les employeurs sont peu enclins à recruter des candidats au parcours atypique
Nos expériences à l’étranger furent riches. Cependant, nous souhaitons nous installer en France pour nos racines et en raison de ses atouts exceptionnels :
- pays diversifié et magnifique, - contexte social : Sécurité Sociale, retraites, droit du travail,….. Bien que nous traversions une période de forte contestation, nous restons enviés par de nombreux pays.
Nous évoluons maintenant en région Rhone-Alpes où nous recherchons du travail. 1月29日 Réponses du jeu concours1 COCOTIER : Les noix sont principalement mangées crues.
2 BAMBOUS : Utilisés pour faire des barrières, fils à linge, cages de foot, bancs…
3 BANANIER : Les variétés rencontrées produisent un seul régime par arbre. Une fois constitué, le régime met entre 2 et 3 mois pour mûrir sur l’arbre. Nous avons « affiné » nos 2 régimes en les laissant dans du foin pendant plus d’une semaine.
4 PAPAYER : Pousse souvent dans des endroits très étriqués (au coin d’un mur, d’une maison, entre 2 cailloux) et très rapidement (3m en 4 mois) lors de la saison des pluies. Son goût est assez fade, nous recommandons de le consommer avec du citron ou de le préparer en compote. On peut également le manger râpé en salade lorsque le fruit est encore vert.
5 COTON : Variété améliorée récupérée à Bamako (Mali). Plant de 50 à 70 cm de haut donnant des fleurs jaunes ou roses avant de se transformer en coton.
6 RIZ : Pousse en haut d’une tige comme le blé. Dans notre région, il est cultivé annuellement à la saison des pluies (riz pluvial) sur les coteaux (pas d’irrigation) ou dans les bas-fonds avec un cours d’eau.
7 MANGUE : La récolte s’effectue de mars à août selon les variétés. Les manguiers peuvent donner des arbres très hauts. Les guinéens font tomber le fruit à terre avec de longues perches munies d’un crochet, le fruit est alors talé et ne se conserve pas très longtemps.
8 ARACHIDE : Pousse sous terre, comme les pommes de terre. Grillée puis broyée, elle s’intègre dans la préparation d’une des 4 principales sauces d’accompagnement du riz.
9 ANANAS : Donne un fruit au bout de 2 ans et demi au cœur de feuilles épineuses. Pour faire venir le fruit plus rapidement, nous avons découvert que certains cultivateurs utilisent du sulfure de …….. (que les mineurs utilisaient pour s’éclairer dans nos mines). La duplication s’opère par rejets poussant à la base de la plante.
10 MANIOC : Les feuilles poussent en haut de longues tiges ressemblant au cannabis. Tout est bon dans le manioc. Les feuilles s’utilisent pillées en sauce (une des 4 sauces d’accompagnement du riz). Le tubercule séché et réduit en poudre devient du tapioca, qui après cuisson à l’eau donnera du tô (pâte visqueuse). Le tubercule se croque frais ou se prépare en ragoût. Râpé puis étuvé selon une recette ivoirienne, il est préparé en salade avec des crudités en Guinée. C’est une plante qui se bouture très facilement en coupant des morceaux de 15-20 cm d’une tige.
11 PALMIER A HUILE : Donne une huile rouge au goût très fleuri.
12 PATATES DOUCES : Les cultivateurs font de grandes butes (jusqu’à 60cm de haut) pour que les tubercules se développent facilement. Ces derniers sont principalement mangés frits à l’huile. Personnellement nous les préparons en purée ou en ragoût. Quant aux feuilles qui tapissent le sol, elles sont finement ciselées puis préparées en sauce (une des 4 accompagnant le riz). On bouture les tiges rampantes pour obtenir de nouveaux plants.
13 FLEUR DE BANANIER : La fleur « s’effeuille » au fur et à mesure que le régime apparaît. A notre connaissance, elle n’est pas cuisinée ici.
14 TARO : Cette plante donne de très belles et grandes feuilles (jusqu’à 1m de longueur) que les animaux dans l’ensemble ne mangent pas (ce qui est assez rare). Le tubercule est longuement cuit et se déguste froid avec un peu de piment en poudre. Son goût est un intermédiaire entre l’avocat et l’artichaut.
15 CALEBASSE : Une fois coupée en 2 et vidée de son contenu, on se retrouve avec 2 beaux saladiers. Des commerçantes transportent sur leur tête ce grand récipient de lait caillé, c’est assez impressionnant. Il sert bien sûr en cuisine, notamment pour séparer les cailloux du riz.
16 GOMBO : Plant saisonnier pouvant atteindre 3 à 4 mètres de haut. Les fruits râpés donnent une texture verte gluante. Cette dernière s’intègre dans de nombreuses sauces. Visiteurs : Oncle de Séverine et sa femmeQuelles sont les impressions de ce voyage en Guinée ?
Il est des endroits où l’on va, l’on voit et l’on en vient avec seulement quelques impressions sur une pellicule photographique ou plus récemment sur une carte mémoire. Cette Guinée n’est pas de ces endroits. On en revient avec des mélanges de surprises, de plaisirs et de dégoûts, d’enthousiasme et de désespoirs, de parfums enivrants et d’odeurs de poubelles, de cris plutôt joyeux qu’un mot du Président transformera en cris revendicatifs plus inquiétants. La tête est remplie des images de bas-fonds gorgés de nourriture et de ces coteaux boisés qu’un usage immodéré du brûlis stérilisera à coup sûr. Comment ne pas se réjouir de cette spontanéité de l’instant qui porte au sourire, à la discussion, à l’offrande et, en même temps, comment ne pas se désoler de ces actions d’un jour (grèves de février 2007) qui détruisent les maigres structures d’un pays qui en a tant besoin pour avancer ? Que dire ? Il y a tellement de choses, de belles, à commencer par les guinéennes, mais aussi par les rencontres, celle du cueilleur de miel, tout droit descendu de l’arbre, celle de ce vieux, magnifique. N’est-il pas amusant d’imaginer que dans une autre époque, cet homme avait bataillé pour la France jusqu’en Indochine, pour la gloire, pour des cacahuètes et qu’aujourd’hui c’est lui qui nous offrait les cajous ? Comment ne pas s’émerveiller devant cette aptitude à réutiliser, à récupérer, à exploiter jusqu’à la corde le moindre tissu et en même temps, tout génial que soit ce bricolage, il semble parfaitement inadapté à faire fonctionner durablement les outils du progrès ?
Merci de nous avoir permis de replonger dans cette Afrique, d’y goûter ses nourritures et d’y boire son eau tout en nous rappelant discrètement que le filtre est un luxe nécessaire si l’on veut durer.
On ne peut par ailleurs qu’être respectueux de cette démarche que conduisent les membres de Guinée Solidarité à rendre la dignité et les moyens d’autonomie à des personnes handicapées dans une société où la nécessité ne leur laisse que peu de place.
Jean-Michel et Florence, oncle de Séverine et sa femme 1月25日 Correspondance d'un élèveVoici une lettre touchante d’un élève, atteint de drépanocytose, s’excusant pour son absence due à une crise. De niveau CM2, sa lettre est mignonne sur plusieurs points : - par le sens donné par certaines fautes d’orthographe - par les touches guinéennes qu’elle contient : les expression en français de Guinée, les tournures protocolaires et ses références successives à Dieu
« Très saire Monsier Olivier Je profite de sest instant de grace que m’accord le bon Dieux, dans cette doulleur penible que je traverse en se moment pour vous esprime mes sentiment. Mais avant tout d’abord recevez mes salutation et transmeter les a tout un chaqu’un du centre. J’ai pas pu aller a l’école les jours passer ni Aujourd’hui, mais se ne pas par exprêt ni par negligence. Se parceque je souffre énormément. Mon pied me fait male je suis dans le lit au moment même que je vous écrit cette note. Donc mon pied est gonfler au niveau de la colone vertebrale je ne peux même pas m’assoire ni m’arrêter pandant (cinq) minutes. Je suis vraiment desoler. Je prie de m’accorder quellquejours de repos dici là peut être Dieu va me remêtre en forme. Et je pourai reprendre la route de lécole que jaime tant.Après jaurai petit service a vous demander au sujêt de mon instalation dans la sale de classe dans les table banc qui son tres étroite et qui me fatigue beaucoup, sans vous offoncé bien sur à la procène. » Visiteurs: 2ème séjour en Guinée des parents d'OlivierNous avions un regard différent sur la vie guinéenne : on ne s'étonnait plus de l'état des véhicules, leur chargement (12 personnes dans une voiture) et des klaxons incessants. La circulation intense à Conakry : les gens traversent la voie express (2x2 voies) de jour comme de nuit. Aux croisements, toujours pas de feux, la traversée des carrefours est sportive. Quelques améliorations dans la capitale: un éclairage avec des panneaux solaires sur la route qui mène à l'aéroport, certains ronds-points ont été aménagés avec des palmiers, des fleurs. On se souvenait de la gentillesse de la population, toujours une intention, on nous a très souvent offert des fruits, des légumes. Le jour de notre départ, la cuisinière de l'école a apporté une marmite avec un plat local…… Dès qu'on arrivait quelque part, on nous présentait de quoi nous asseoir, même à Conakry devant un salon de coiffure, alors qu'on attendait Olivier. Par contre, nous avons découvert la Guinée plus en détail : - L'école forestière de Mamou (ENATEF), Mr Benjamin nous a expliqué la formation des élèves en 3 ans, nous a fait visiter la pépinière et le domaine forestier avec la plantation de 12 espèces d'arbres : tecks, eucalyptus, acacias, terminalias. - Les ateliers des tailleurs : patron et apprentis travaillent dans un petit local sur des machines à coudre à pédale. Ils confectionnent des tenues agrémentées de guipure ou broderie à la demande des clientes qui viennent avec leurs tissus, il n'y a pas de boutiques de prêt-à-porter. - Les charretiers, 2 personnes transportant toutes sortes de marchandise grâce à une charrette (2 pneus de voiture et un grand plateau). On les rencontre plutôt à Mamou. - Les métalliers découpent tonneaux et carrosseries de voitures pour en faire toutes sortes d'ustensiles dont des fourneaux améliorés (sorte de barbecue), bien plus efficaces pour la cuisson que du feu entre 3 pierres. Jean-Marie et Suzanne, parents d’Olivier 1月12日 Travailler aux abords des jours fériésEn Guinée, on célèbre les fêtes chrétiennes et musulmanes. Les jours correspondants sont déclarés chômés et payés dans le Code du Travail. Les soucis surviennent avec les fêtes qui ne se célèbrent pas à date fixe (fin du Ramadan, Tabaski,…). Il semblerait que tout le monde ne voit pas la lune le même jour, d’autres ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le jour de la prière…... A défaut, les employés (surtout à la fonction publique) ont tendance à ne pas travailler les jours qui font débat. Exemple : nous avons appris sur RFI que Medine fêtait la Tabaski le jeudi 20/12. Certains ont alors annoncé qu’elle aurait lieu le vendredi 21/12. Pour mettre tout le monde d’accord, un ministre déclare que ces 2 jours seront chômés et payés pour les employés des secteurs public, privé et mixte (nous n’avons pas encore compris quelles sont les personnes désignées dans cette dernière catégorie). De leur côté, nos élèves (comme les autres) n'ont pas manqué le message du ministre et se sont préparés pour la fête dès le mercredi 19/12 (seuls 7 sont venus en cours). Noël s’étant présenté le mardi 25/12, un grand nombre d’employés (pas les nôtres heureusement) a évité le zèle en faisant le pont le 24/12. Bien entendu, il fallait ensuite se reposer des festivités jusqu’au 26/12. Bilan : pour 2 jours fériés, on observe au minimum une semaine d’inactivité (du 19 au 26/12) mais que les employeurs doivent rémunérer, « car c’est l’habitude ». Quid des objectifs de service public ou de productivité dans le privé ? A ce rythme, le développement économique devrait encore prendre un certain temps…. 1月8日 L'importance des salutations aux contrôles de police« Bonjour ! Comment allez-vous ? Et le service ? Et la famille ? »Accompagnés d’un large sourire, ce sont les mots-clés qui permettent de briser la glace à un contrôle routier. Il nous arrive d’ajouter : « Vous ne nous reconnaissez pas ? Vous nous avez déjà contrôlés la semaine dernière ! ». L’effet de ces échanges est stupéfiant. En ce moment, nous constatons que les hommes habillés sont plus chauds : les contrôles sont plus fréquents (jusqu’à 3 en une journée) et l’ambiance moins détendue. A la vue de notre couleur de peau, qui se repère de loin, certains se postent devant le véhicule en nous pointant du doigt, le visage fermé. Grâce aux mots magiques, le visage se décrispe et nos papiers conformes finissent de régler la situation. 11月19日 Code couleur et usage des vêtementsAucune couleur ne semble spécifiquement destinée aux hommes ou aux femmes. Les hommes peuvent porter naturellement des tenues roses (comme toute autre couleur) ou brodées. L’acculturation faisant son chemin, Olivier s’est fait confectionner un boubou parme à broderies blanches et argentées. Lorsqu’ils ne sont pas vêtus du boubou traditionnel, les hommes sont habillés d’articles achetés à la friperie (occasions venant d’Europe) qu’ils portent à leur façon…. Ainsi, ce que l’on qualifie de pyjama en soie en France devient une tenue de jour en Guinée, idem pour une veste de tailleur rouge avec boutons dorés portée par un homme. Une autre fois, nous avons remarqué un chauffeur de taxi apprêté d’un chapeau que les françaises ont plutôt l’habitude d’arborer à l’occasion de mariages. Enfin, la fraîcheur matinale a conduit un des professeurs de l’équipe à ressortir sa jolie veste dorée. Par ailleurs, les sandales en plastique transparentes que les petits français portent à la plage sont plutôt des chaussures passe-partout en Guinée : elles sont utilisées à tout âge pour toute occasion, et surtout sur le terrain de foot et les jours de pluie.
Jeu concours
Nous souhaitons tester votre culture en botanique tropicale. Envoyer un email à olivier_eck@hotmail.com avec vos réponses (nom de l’arbre ou du fruit) pour l’ensemble de ces photos.
Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de venir en Guinée, nous considérerons comme gagnant un score supérieur ou égal à 9 sur 16. Pour ceux qui ont séjourné en Guinée, il faudra bien sûr marquer 16 sur 16 pour gagner.
Les 10 premières réponses gagnantes recevront un cadeau dès notre retour en France. 11月16日 Vos questions n°5Aux US çà se passe plutôt bien, même si le rythme et la qualité de vie doivent être bien moins bons que les vôtres. Je pense que les 2 situations ont des avantages et inconvénients. Nous avons, il est vrai, un soleil magnifique 6 mois de l’année mais il est tellement brûlant que nous ne pouvons pas être dehors entre 10h et 17h, et il fait nuit à 18h30. Concernant le rythme, nous avons la chance d’être notre propre patron et pouvons gérer notre emploi du temps à notre guise. Il n’est pas rare que nous travaillions les soirs et certains week-ends car nous sommes bien occupés à gérer les élèves et le personnel durant la journée.
En tous cas, c'est vraiment super que vs ayez choisi cette mission et réussi à vous adapter en Guinée. J'imagine que ca n'a pas dû être facile ts les jours..... C’est clair que ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Le manque d’implication des jeunes handicapés est assez déconcertant et démotivant, mais heureusement nous vivons régulièrement des situations cocasses qui n’arrivent qu’ici et nous font bien rire.
Et là avec votre 2ème rentrée, vous devez apprécier tout ce que vous avez accompli! Nous apprécions plus cette rentrée car nous avons changé une partie de l’équipe pédagogique et le centre de formation ressemble plus à une école avec sa vingtaine d’élèves. Nous trouvons également très agréable le jardin que nous avons intégralement aménagé. Malheureusement, nous ne pourrons pas bénéficier des fruits des arbres que nous avons plantés.
Ensuite vous voulez revenir en France ou repartir sur une autre mission ailleurs? Nous souhaitons nous installer en France dès notre retour (fin février). L’expatriation ça va un temps, nous nous sentons bien en France. Nous verrons ce que l’avenir nous réservera. 10月22日 Le sens de l’accueilIl est très agréable de se promener à pied en brousse. Nous nous présentons dans les villages que nous traversons. L’accueil y est toujours joyeux, un enfant est immédiatement délégué pour aller chercher une chaise qui apparaît en 30 secondes. C’est le signe incontournable de bienvenue. On nous offre souvent le couvert, le gîte est toujours possible. Finalement, on nous remercie de la visite et il arrive parfois que nous repartions avec des petits cadeaux (fruits). De l’électricité 18h / 24 !Depuis début août, l’électricité nous est fournie environ 18 heures sur 24. Par rapport à d’autres pays, ça peut paraître médiocre. De notre côté, c’est très appréciable et ça rend la vie plus confortable :
- Plus de coupure d’eau courante dont l’approvisionnement dépend du fonctionnement des pompes électriques de la compagnie des eaux (on se passe aisément de puiser l’eau au puits). - Les aliments se conservent dans le réfrigérateur pendant plusieurs jours (il n’est donc plus obligatoire de se rendre au marché quotidiennement). - On peut laisser les ordinateurs et l’imprimante en veille pendant quelques instants sans culpabiliser d’entamer la réserve des batteries. Nous utilisons aussi plus volontiers l’ordinateur comme un poste de radio (musique et des émissions) ou pour regarder des films. - On peut théoriquement se connecter à Internet quotidiennement. - On peut utiliser le lave-linge et le fer à repasser au moment voulu. - Les artisans (soudeurs, menuisiers,….) peuvent travailler la journée, alors que d’habitude ils travaillent surtout la nuit Il paraît que les pluies ont bien rempli le barrage. On s’en réjouit ! 10月4日 Vocation : travailler pour une ONGLors de recrutements, il nous est arrivé plusieurs fois d’auditionner des candidats ayant pour première vocation de travailler pour une ONG. A-priori, on se dit qu’ils doivent avoir une forte sensibilité sociale (c’est une bonne chose pour travailler avec des handicapés en marge de la société). Après approfondissement, la motivation s’avère être financière. En effet, les grilles salariales des ONG internationales sont beaucoup plus élevées que celles de la fonction publique (le plus gros employeur du pays). Par exemple, un gardien se trouvera aussi bien payé qu’un professeur.
Certains essayent de décrocher un poste à tout prix et omettent (détail important) qu’en contrepartie de salaires élevés sont exigées une rigueur et une implication peu communes (ponctualité, pas de visites privées et absences pendant la journée de travail, heures supplémentaires). 9月27日 Etre volontaire de solidarité internationaleEn France, il existe 3 organismes majeurs d’envoi de volontaires de solidarité internationale (VSI) :
- Délégation catholique pour la coopération (DCC) : 300 affectations par an. Travaillant surtout avec des partenaires d’Eglise, les couples non mariés ont peu de chance de trouver des missions. - Association française des volontaires du progrès (AFVP) :100 à 150 affectations par an. Les candidatures en couple sont plutôt rédhibitoires. - Service de coopération au développement (SCD) : environ 60 affectations par an. C’est à travers cette association que nous avons trouvé une mission.
Ces associations travaillent rigoureusement à la sélection et la préparation des futurs VSI à travers des week-ends de discernement sur la motivation personnelle, réflexion sur les problématiques de développement, préparation au départ, échanges avec des anciens VSI, ….
Le statut de VSI est reconnu par la loi du 23 février 2005. Il offre les garanties suivantes : - Indemnité mensuelle minimum de 150 €, - Couverture maladie, maternité, invalidité, décès, accident du travail, maladie professionnelle et vieillesse, - Assurance chômage : le volontariat de solidarité internationale est considéré comme une cause légitime de démission. Ainsi, au retour de mission, celui qui a rompu son contrat de travail peut prétendre à l’assurance chômage. Si on est chômeur indemnisé au moment du départ en coopération, on retrouve ses droits au retour de mission. Rentrée scolaire 2007-2008Réunion des parents d’élèves :
Le 27 août 2007, nous avons organisé une réunion de rentrée avec l’ensemble des élèves (1ère et 2ème années) et leur parent (ou tuteur). Comme en 2006, nous avons informé les nouveaux élèves par voie d’affichage, en communiquant à la radio rurale et en appelant tous ceux ayant un contact téléphonique. Le jour J, seuls 4 élèves sur les 25 se sont présentés. Et uniquement 2 sont venus avec leur tuteur. Il n’y a rien de plus démotivant pour l’équipe pédagogique (surtout pour l’animateur en alphabétisation que nous souhaitions présenter à cette occasion).
Suite à ce défaut de mobilisation, dès le lendemain, nous avons fait appel nominativement à toutes les familles par le biais de la radio rurale. Séverine et un conseiller du projet se sont déplacés chez chaque famille et leur ont bien signifié que leur désinvolture était inacceptable. Les arguments avancés étaient « j’avais voyagé », « j’ai oublié », « je ne savais pas ». Bref, des excuses bidon.
Semaine de formation des professeurs :
Nous avons profité de la semaine du 03 septembre pour échanger avec les professeurs. Nous avons défini comment nous travaillerions ensemble : réunions, rencontres avec les parents… Nous avons également établi l’emploi du temps des élèves, le programme de chaque matière, et la préparation des premiers cours. Nous avons aussi fait connaissance tous ensemble. L’entente est bonne pour le moment : l’universitaire ne snobe pas ses collègues manuels (mécanique et couture), le quinquagénaire ne toise pas les jeunes (alphabétisation, mécanique). L’équipe semble unie, réfléchie et s’implique dans le travail. Dans l’ensemble, les professeurs apprécient d’être coachés, qu’on soit proche d’eux pour faire face à ce travail ambitieux. Espérons que ça dure ! Cette semaine était essentielle et même un peu courte.
Le jour de la rentrée : Le 10 septembre 2007, nous avons réussi à avoir 12 élèves pour les 2 promotions réunies, c’est à dire la moitié de l’effectif prévu. Après une nouvelle tournée dans les quartiers, nous en avons récupéré 4 de plus. Nous devrions arriver à 18 prochainement. 9月2日 BibliographieAmkoulel, l’enfant peul, Amadou Hampâté BA : Né en 1900 au Mali, l’auteur apporte un éclairage ethnique et historique à travers le récit de son enfance. Ces mémoires s’apprécient comme un roman. A travers cet ouvrage sont dévoilées des pratiques de la société peule que nous rencontrons communément à Mamou (alimentation, choix du prénom de l’enfant, organisation de la famille polygame), ainsi que l’organisation d’un pays d’Afrique de l’ouest à l’époque coloniale. Le style est limpide et précis.
Chroniques de Guinée, Nadine BARI: Présidente de l’antenne Guinée Solidarité à Conakry, l’auteur est retournée vivre en Guinée dans les années 90. Elle connaît très bien le pays et décrit des scènes parfois comiques, parfois dramatiques mais surtout réalistes. Le style, très personnel, est touchant.
Et tu danses…, Stéphanie DE LA GORCE: Recueil des réflexions de l’auteur sur son expérience de 2 ans à Conakry, capitale de la Guinée, où elle était volontaire de solidarité internationale. Cet ouvrage donne un aperçu du contexte conakryka et une idée globale de la Guinée. Les analyses sont succinctes et le tableau dépeint semble plus sombre que la réalité que nous vivons.
Ebène, Ryszard KAPUSCINSKI: Ouvrage passionnant écrit sous forme de courts articles. Les analyses sont fines, humbles et sans parti pris. Bien que le contexte soit plutôt l’Afrique torride et sèche que l’Afrique tropicale humide (Guinée), nous observons à Mamou un certain nombre de situations exposées dans ces pages (symptômes d’un accès de paludisme, naissance d’un dictateur, la question de l’eau, le contexte familial et social…). 8月30日 Petite histoire« En Guinée, la route n’appartient pas seulement aux véhicules : vaches, chèvres et chiens font également partie du décor. Eux aussi adoptent un code de conduite lié à la propre histoire de chacun de leurs ancêtres…..
Maître-chauffeur avait donc à bord de son véhicule, en plus des passagers communs, une vache, une chèvre et un chien. Au cours du trajet, chaque passager descend au niveau de son point d’arrêt tout en payant les frais de transport au maître-chauffeur.
Arrivée à destination, la vache paie sa course avec de gros billets, attend patiemment sa monnaie, et remercie avec courtoisie maître-chauffeur.
C’est maintenant à la chèvre de descendre. Prétextant poliment qu’elle n’est pas confortablement assise, elle demande à maître-chauffeur de la laisser atterrir afin de pouvoir sortir l’argent de ses poches et procéder au paiement. Maître-chauffeur armé de patience et de politesse, la laisse descendre : « Madame, prenez votre temps ». Une fois rassurée, les quatre pattes à terre, la chèvre s’enfuit avec les frais de transport de maître-chauffeur.
Enfin, le chien demande l’arrêt. Maître-chauffeur, voulant éviter le coup de la chèvre, lui demande d’un air aigri de payer avant de descendre. En bord de route, le chien ayant payé sa course avec de gros billets, attend piteusement sa monnaie. Fort malheureusement, encore, mais pour le chien cette fois-ci, maître-chauffeur pris d’un accès de vengeance, démarre à vive allure, emportant la monnaie du chien.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, fort d’un juste paiement, les vaches ne cèdent jamais le passage aux chauffeurs, elles occupent nonchalamment la route car elles ne doivent rien aux chauffeurs. En revanche, l’allure à laquelle fuient les chèvres à l’approche d’un engin motorisé témoigne de la peur qu’elles ont d’être poursuivies par un chauffeur souhaitant récupérer le dû de son ancêtre. De la sorte, le chien rancunier du comportement du chauffeur à l’égard de son ancêtre, poursuit les engins roulants en aboyant « rend moi la monnaie ! » » Les intellectuelsSe dit d’une personne qui sait lire et écrire (nous en sommes donc !). Souvent fonctionnaire et aimant exposer son point de vue au café du coin, les sujets tournent souvent sur l’actualité nationale (bailleurs de fonds, associations humanitaires, politique, magouilles, faits divers…). FriaAurions-nous changé de pays ? L’électricité est présente 24h sur 24 ! Les maisons sont équipées de cuisinière électrique, de frigo, de chauffe-eau, le téléviseur est allumé en permanence… Un autre monde : merci l’usine. Depuis plus de 40 ans, une usine de transformation de bauxite en alumine (composant de l’aluminium) alimente en eau et électricité cette ville qu’elle a créée (2 000 employés, 30 000 habitants). Les routes fraîchement rebitumées et 3 immeubles des années 60 nous donnent l’impression d’être dans une banlieue populaire d’une métropole française.
Nous avons vraiment apprécié de rencontrer des personnes réfléchies et intéressantes. L’atmosphère y semblait plus sereine qu’ailleurs. TéliméléNous avons eu l’opportunité d’aller à Télimélé grâce à nos amis italiens qui y mènent des activités. Une personne de leur ONG devait s’y rendre pour une mission de 2 jours et il restait de la place dans leur 4x4. Nous n’aurions jamais osé utiliser la Peugeot 505 sur cette piste chaotique d’environ 130 km au départ de Kindia. Par moments, le trajet prend des airs de rallye Paris-Dakar. Il faut contourner quelques camions en panne qui sont stationnés en travers de la piste. Pourtant de nombreux taxis en piteux état l’empruntent tous les jours. L’expérience du chauffeur et la robustesse du 4x4 ont permis de parcourir cette piste en 4h seulement. Il aurait sûrement fallu entre 10 et 12h avec la 505 et beaucoup plus si nous « gâtions » (cassions) cette dernière. A l’arrivée, on a l’estomac bien remué.
De Télimélé nous avons principalement apprécié les paysages collines gréseuses et sa rivière naturellement organisée en paliers, très commode pour la détente des jeunes et le nettoyage des véhicules (en plus de l’habituelle toilette corporelle, la lessive et la vaisselle). Nous avons également pu connaître les organisations paysannes (structures, activités …) de la région en suivant leurs réunions animées par l’ONG italienne.
Anecdote :
Un soir, alors que nous dînions tranquillement devant la TV de l’hôtel, la chaîne a subitement changé. Naturellement, nous nous tournions vers la seule personne présente dans la pièce. Celle-ci ne détenait pas de télécommande et était bien plus concentrée par son assiette que par le poste de télévision. C’est alors qu’elle nous apprend que toute la ville est reliée au même décodeur satellitaire et que le propriétaire change de chaîne à sa guise. On doit donc suivre les programmes qui l’intéressent. C’est très pratique, vous êtes sûr que le lendemain tous vos amis auront vu le même programme. J |
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